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Journal des Parques J-9

David Noir - 1985
David Noir - 1985

En version « Homme qui venait d’ailleurs » avec mon amie Rania la veille de « l’incident »

Comme la silhouette d’un rocher

dont la forme particulière et familière émerge, m’indiquant que nous entrons dans la zone littorale, le cap symbolique de la dizaine de jours nous séparant du terme du voyage vient d’être passé. Lire la suite

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« Décision injuste pour David Noir »

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 Décision injuste pour David Noir – Arts/Scènes – lesinrocks.com

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Interview

Décision injuste pour David Noir

 

Prévues du 5 au 29 juin, les représentations du spectacle de David Noir, auteur et metteur en scène de Les Justes, ont été stoppées le 14 juin sur décision de Pierre Cardin, directeur du Petit Espace Pierre Cardin à Paris. La parole est à David Noir.

Vous étiez programmé au Petit Espace Pierre Cardin du 5 au 29 juin pour jouer Les Justes. Huit jours plus tard, Pierre Cardin annule toutes les représentations et vous demande de quitter le théâtre dans la journée. Que s’est-il passé?
Au départ, c’était une commande de Pierre Cardin pour inaugurer cette salle, le Petit Espace Pierre Cardin. C’est un homme qui a peu de temps: je l’ai rencontré pour lui parler de notre projet, je lui ai montré des photos de notre précédent spectacle, Les Puritains, ainsi que les textes de la pièce. Il a vu 25 minutes seulement des Justes le 5 juin et a attendu une semaine pour nous virer, mais alors manu militari.

Vous aviez signé un contrat. Comment cette mise à la porte se négocie-t-elle ?
En fait de contrat, c’est plutôt le fait du Prince. On a un contrat type: 50 % des recettes pour nous, 50 % pour Pierre Cardin. Il y a une clause dans le contrat qui stipule qu’en cas de rupture, le théâtre nous doit de l’argent au prorata des entrées et des frais fixes du spectacle. Nous, on a demandé à jouer jusqu’au bout, ce qu’il a refusé. Donc, on demande un dédommagement qu’on est en train d’évaluer, qui sera d’environ 100000 F.
Mais, c’est un préjudice difficilement quantifiable: on arrive en fin de saison; après huit jours de représentation, une dynamique est lancée au niveau des acteurs… Sans parler des conditions d’accueil au théâtre: on n’avait pas de loges, les seules disponibles étant occupées par la troupe de Thierry Harcourt qui joue Tristan et Yseult. On avait envisagé de s’installer dans les toilettes mais Pierre Cardin a refusé de mettre des verrous pour ne pas faire de trous dans le mur. Pour dire…

Pour quelle raison le spectacle lui a-t-il déplu ?
Je le cite: « Je ne peux pas être associé à ce spectacle, étant donné que je suis président de la pédofolie. » Joli lapsus. En fait, il me faisait de la peine. Ce n’est pas très flatteur d’être censuré par Pierre Cardin, qui n’est ni très intelligent, ni très analytique, surtout lorsqu’il s’agit de penser la représentation. La mise en scène ne m’intéresse pas, la réflexion sur la représentation, oui. En fait, à l’issue des Puritains, je voulais vraiment que mon prochain travail soit… un filtre à cons. Le sujet du spectacle n’est évidemment pas la pédophilie. Je pense que ce qui l’a choqué, ce sont les images diapos projetées et commentées, à la façon de Godard, par un présentateur de télé caricatural et grossier. Oui, ce sont des images pornos, scatologiques, mais elles ne sont pas là pour en faire l’apologie. Ce n’est pas ça le sujet du spectacle. Via la télé et les médias, il s’agit de mettre en cause ce besoin terrible de trouver toujours un bouc émissaire plutôt que de reconsidérer la société et ce qui cloche en elle. On pourrait parler à propos des Justes d’une esthétique fellinienne cheap, avec un déroulé aléatoire, comme dans les jeux vidéo. Là, c’est le public qui tire des cartes à partir desquelles les acteurs démarrent: quelle que soit la porte d’entrée, ça « fictionne » d’une façon ou d’une autre, avec un jeu volontairement outré, clownesque. C’est vrai que je n’aime pas le réalisme. Au théâtre, quand on joue avec du faux sang, ce qui me plait, c’est de jouer la douleur. Ce qui est, par rapport aux trucages cinématographiques, proprement une question de représentation. Les Justes, c’est le miroir d’une certaine ambivalence sociale. Je crois qu’il est nécessaire d’aller dans les extrêmes, contre le consensus, ce qui était déjà le cas avec Les Puritains. Or, aujourd’hui, on peut parler de plein de choses, de tout en fait, du moment qu’on est sérieux, mais dès qu’on entre dans une forme de dérision, rien ne va plus.

Fabienne Arvers
18 juin 2001

http://www.lesinrocks.com/2001/06/18/musique/concerts/decision-injuste-pour-david-noir-11223674/[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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« Après Les Puritains, spectacle réjouissant et fulminant, David Noir enfonce le clou avec Les Justes »

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Les Justes – Arts/Scènes – lesinrocks.com

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Théâtre

Les Justes

David Noir

Après Les Puritains, spectacle réjouissant et fulminant, David Noir et son équipe de la Cie La vie est courte, enfoncent le clou avec Les Justes, « nouvelle comédie 100% haineuse ». Avant de le voir et de donner notre avis, voici, telle quelle, la présentation de son travail par le metteur en scène (telle quelle parce que le sujet, la matière dramaturgique des Justes présentent, sur le papier, des analogies avec l’insupportable Nexxt d’Arpad Schilling qui sera présenté au festival d’Avignon dans le cadre de la Saison Magyare, analogies qui s’effacent d’elles-mêmes si l’on s’en tient à l’étayage intellectuel et sensible qui pousse David Noir à s’attaquer au sujet) :

 

« L’inspiration de ce spectacle est très actuelle, et prend sa source dans l’univers adolescent du feuilleton télé fantaisiste, de la BD érotique, et du jeu vidéo, Les personnages sont stylisés physiquement en un certain nombre de figures d’inspirations BD, mangas ou autres, et composant un ensemble très coloré et naïf. Une fille terroriste au look ambivalent (mitraillette, couettes, treillis, et ours en peluche), un pirate playmobil à l’oeil bandé, crachant poumons et alcool, une vieille mondaine à aigrette, travestie en panthère lascive pour « nudies » érotique des années 60, un enfant sage traquant les pédophiles, un serial killer vedette de show TV, et bien d’autres amis de notre univers actuel et culturel. Dès le commencement, le propos prend donc racine dans cette nouvelle esthétique enfantine, pleine de violence, et d’errance, d’où émane, à mon sens, une forme de poésie romantique très actuelle, comme une autre acceptation de l’ancien style gothique, faite de mots crus, de situations scabreuses où le fantastique banalisé symbolise un quotidien hostile et inquiétant. Les « jours heureux » sont derrières nous, loin, rangés dans les souvenirs réjouis du baby boom de nos parents, au fond des tiroirs des tables en formica. La mise en avant-scène de l’argent pour l’argent, la prostitution intellectuelle et artistique, ouvertement mises au goût du jour via la télévision et sa publicité sont devenues des valeurs sûres. Le théâtre, quant à lui, semble s’être drapé dans des voiles pudibonds ou faussement provocateurs, derrière son cortège hors du temps de conventions institutionnelles, loin de notre société mercantile, cultivant le « bel art » le plus académique, Entre compromission ludico-cynique, et débats culturels, la forme des Justes s’inscrit volontairement dans le cadre d’une émission radiotélévisée, Là se déroule un jeu, où chacun devra sauver sa peau et échapper à une mort humiliante souhaitée par le public. Le combat est médiatique, et s’incarne dans l’arène de la salle. L’oppression d’un pouvoir désormais amical et compréhensif, la pression de l’opinion veule d’une masse sans cervelle s’exerce ici sur chaque protagoniste, sous les yeux de spectateurs complices, transformant peu à peu les personnages en de gentilles personnalités consensuelles, lisses et propres, prêtes à subir sans broncher les sodomies les plus véhémentes, les avilissements les plus joyeux. C’est le jeu des pouvoirs et de la hiérarchie; de l’image, et de nos personnalités.
La nature scénique du projet ne se veut en aucun cas linéaire, mais faisant appel aux capacités psychiques du spectateur. Associations d’idées – montage – jeux de mots; la seule volonté créatrice dirigiste présidant à mon travail étant l’efficacité et le respect de mon optique. L’équipe des Puritains, précédent spectacle de la Cie la Vie est Courte, donnera vie à cette représentation que je souhaite interactive avec un public concerné, qui nous a déjà suivis, et a appris à nous connaître au travers de la première étape de ce travail, déjà nommée: Les Puritains. Les Justes (autant d’esprit que d’inspiration mystique), en forment donc d’ores et déjà la suite logique. Adresse directe au public, bande son fournie, et musique live restent nos outils pour soutenir les incarnations de chaque membre de notre groupe. Le théâtre a une longue route à faire pour retrouver une expression libre et dynamique de son art, aujourd’hui loin derrière les trouvailles des arts plastiques, l’avancée des musiques actuelles, et l’invention des nouveaux supports technologiques. Moi, et les Puritains prétendons en tracer un chemin possible, à nouveau, au travers des Justes. »

Fabienne Arvers
08 juin 2001

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« Le sexe mis en scène »

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Le Monde interactif – Théâtre: le sexe mis en scène

Le Monde.fr

Théâtre : le sexe mis en scène

LE MONDE.FR / 07.06.01 / 116h05
Extrait (Cliquez sur la vignette de l'article pour voir l'original)

Deux pièces à l’affiche à Paris en juin posent la question de la représentation du sexe, souvent sous sa forme la plus brute, sur une scène de théâtre. Il s’agit de l’adaptation française d’un texte du Britannique Mark Ravenhill, Shopping and Fucking, mise en scène par Thierry Harcourt à la Pépinière-Opéra et de la création du Français David Noir au Petit Espace Pierre Cardin, Les Justes Story, avec la compagnie La vie est courte.

 

Information de dernière minute: dans un mail envoyé aux rédactions de différents journaux, David Noir a informé la presse de la décision prise par Pierre Cardin de retirer de la programmation du Petit Espace, mardi 12 juin 2001, une semaine après la première, la nouvelle création de la troupe des Puritains, Les Justes Story.

 

« Interdit aux moins de 16 ans », « strictement interdit aux moins de 18 ans », voilà des mentions que l’on s’était habitué à voir sur les affiches de certains films pouvant « heurter la sensibilité d’un jeune public ». Elles font désormais leur apparition – assez discrète pour le moment – sur les affiches de quelques pièces de théâtre. Des pièces qui ne se cachent pas dans l’arrière-salle d’un petit théâtre de quartier mais qui s’inscrivent en toutes lettres sur les façades de deux théâtres privés parisiens: la Pépinière-Opéra et le Petit Espace Pierre Cardin. Des pièces qui n’hésitent pas à montrer les corps dans leurs moindres replis, voire à jouer l’acte sexuel sur scène. Alors, le sexe sur les planches, une nouvelle approche théâtrale ?

Du côté des auteurs et metteurs en scène de ces pièces, le ton est clairement à la revendication haute et forte d’une volonté de choquer et de transgresser les conventions du théâtre traditionnel.
(…) L’auteur et metteur en scène David Noir affiche d’emblée ses intentions: « L’inspiration de ce spectacle est très actuelle et prend sa source dans l’univers adolescent du feuilleton télé fantaisiste, de la BD érotique et du jeu vidéo.(…) Entre compromission ludico-cynique et débats culturels, la forme des  »Justes » s’inscrit volontairement/ complaisamment dans la médiocrité consensuelle de notre société sur fond d’émission radio-télévisée. » Dans la continuité d’esprit de sa précédente création, Les Puritains, à l’affiche du Lavoir Moderne Parisien en juillet et septembre 2000, il affirme vouloir aider le théâtre à « retrouver une expression libre, et dynamique de son art, aujourd’hui loin derrière les trouvailles des arts plastiques, l’avancée des musiques actuelles, et l’invention de nouveaux supports technologiques. »

Côté public, ces pièces suscitent des réactions souvent violentes et très tranchées.
En deux mots: soit on adore, soit on déteste. La demi mesure n’est pas de mise face à de tels spectacles. Les uns encensent le goût de la provocation à tout prix, l’exhibitionnisme clairement affiché – « un désir insatisfait chez beaucoup de spectateurs », selon David Noir -, l’indécence païenne et jouissive de ces textes. Les autres n’y voient que source de dégoût et d’écœurement, tout en dénonçant la dimension ouvertement pornographique.

Alors, volonté gratuite et stérile de choquer ou électrochoc salutaire contre la routine de la création théâtrale actuelle? Peut-être les deux. Il est sans doute encore trop tôt pour parler d’une véritable tendance artistique et de l’émergence d’un nouveau théâtre contemporain placé sous le signe du sexe. Dans le contexte du moment marqué par la volonté de ne rien cacher de l’intimité du corps, même sous sa forme la plus crue, on assiste peut-être tout simplement à un éphémère effet de mode.

Cristina Marino

Les Justes Story. Texte, bande son, diapos et conception: David Noir. Musiques originales: Jérôme Coulomb. Chant: Any Tournayre. Avec Sonia Codhant, Jérôme Coulomb, Stéphane Desvignes, Jean-Hugues Laleu, Jacques Meystre, David Noir, Jean-François Rey, Miguel-Ange Sarmiento, Philippe Savoir. Une production de la compagnie La vie est courte. Le Petit Espace Pierre Cardin. 3, avenue Gabriel, 75008 Paris. Métro: Concorde. Tél. : 01-44-56-00-13. Du 5 au 29 juin 2001. Du mardi au samedi à 20h30.

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Le Figaro étudiant

Le Figaro étudiant

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« David Noir lave plus blanc »

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LE FIGARO étudiant

MARDI 23 MAI 2000 (N° 17 349)

LE LAVOIR MODERNE Les Puritains

David Noir lave plus blanc

Il existe à Paris un lieu où cette vieille chose qu’on appelle le théâtre est encore capable de vie, de péril, de sueur et de violence, d’indélicatesse magnifique. Je ne connais pas David Noir. Ni son âge ni son passé, mais s’il vous vient la folie de faire un détour par le Lavoir Moderne, vous rencontrerez cet enfant terrible et sa drôle de troupe, Combien sont-ils, au total, à nous faire face dans leur costard impeccable? On ne sait plus. On a perdu le dossier de presse dans le vertige de l’aventure. On se souvient juste que les fées « c’est austères et rigoureux. Ça vient avant qu’on s’endorme et ça récompense le lendemain, mais jamais ce qu’on veut, Ça ne couche pas, on ne peut pas les manger ni les boire ; on ne peut pas les tuer non plus. Autrement dit, ça ne sert à rien »,
Voilà pour le texte. Et encore avec Noir au micro: les paupières basses et le phrasé d’un Gainsbourg à qui l’on aurait fourni la beauté sombre d’un visage improbable. La compagnie se nomme: La Vie est courte. Raison de plus pour la faire déraper là où l’on n’osait plus l’attendre.

 

Du côté de la révolte perpétuelle, de l’indécence, de la pudeur lorsqu’elle baisse son pantalon, Oui, la chanson de variété est une chanson encore plus triste que les autres ; oui, derrière le blazer existe des corps que l’on remplit dans des caves obscures. Voilà. Les Puritains sont le plus beau coup de pied que l’on pouvait donner au théâtre version Télérama.

Plus qu’une simple pièce, c’est une cuite phénoménale, une grenade dégoupillée, une audace sans limite, un doigt lyrique et fièrement levé contre l’ordre des choses.

Impossible d’oublier ces comédiens, tous époustouflants de cœur et de corps, se jetant la tête la première dans cette œuvre d’adolescence en déséquilibre permanent. Impossible de ne pas vendre son âme au diable pour revoir un jour Sonia Codhant, unique comédienne de cette troupe, et n’importe où fera bien l’affaire.
David Noir est un braqueur génial et ses complices, des princes de l’avoir suivi dans cette sale histoire. Et si vraiment vous voulez tout savoir, sachez qu’il n’y a pas d’amour, ni de fée et encore moins de liberté. Juste des puritains que nous sommes, encastrés sur scène pour un dernier tableau.
L’un d’eux pleure.
Et du chaos va naître la beauté.

Nicolas Rey[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]