Articles

,

l’Humanité

[vc_row][vc_column width= »1/6″][vc_single_image image= »3842″ img_size= »248×135″ link= »http://www.davidnoir.net/presse/ »][vc_single_image image= »748″ img_size= »478×672″ style= »vc_box_shadow_3d » css_animation= »top-to-bottom »][/vc_column][vc_column width= »1/6″ css= ».vc_custom_1438304352015{padding-top: 10px !important;padding-bottom: 10px !important;background-color: #000000 !important;} »][vc_btn title= »La presse des PURITAINS » shape= »square » color= »success » align= »left » i_icon_fontawesome= »fa fa-binoculars » link= »url:http%3A%2F%2Fwww.davidnoir.net%2Fles-puritains-presse%2F|| » add_icon= »true » button_block= »true »][vc_btn title= »La presse des JUSTES-story » shape= »square » color= »danger » align= »left » i_icon_fontawesome= »fa fa-binoculars » button_block= »true » add_icon= »true » link= »url:http%3A%2F%2Fwww.davidnoir.net%2Fles-justes-story-presse%2F|| »][vc_btn title= »La presse des INNOCENTS » shape= »square » color= »purple » align= »left » i_icon_fontawesome= »fa fa-binoculars » button_block= »true » add_icon= »true » link= »url:http%3A%2F%2Fwww.davidnoir.net%2Fles-innocents-presse%2F|| »][/vc_column][vc_column width= »1/6″][vc_custom_heading text= »par Aude Brédy » google_fonts= »font_family:Josefin%20Slab%3A100%2C100italic%2C300%2C300italic%2Cregular%2Citalic%2C600%2C600italic%2C700%2C700italic|font_style:300%20light%20italic%3A300%3Aitalic »][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_wp_search][vc_single_image image= »5885″ img_size= »348×189″ css_animation= »left-to-right »][vc_column_text css_animation= »top-to-bottom »]

« Innocence définitivement égarée »

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/3″][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/4″][vc_facebook][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/4″][vc_tweetmeme][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/4″][vc_pinterest][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/4″][vc_googleplus annotation= »none »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][vc_column width= »1/3″][/vc_column][vc_column width= »1/3″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1439284265015{padding-top: 8px !important;padding-right: 8px !important;padding-bottom: 8px !important;padding-left: 8px !important;background-color: rgba(255,255,255,0.7) !important;*background-color: rgb(255,255,255) !important;} »]

l’Humanité

Rubrique cultures

Article paru dans l’édition du 16 juillet 2004

 

Innocence définitivement égarée

Les Innocents, mis en scène par David Noir, nous plonge dans un abîme de vulgarité.

Musique du répertoire Woodstock pour ouvrir, entre autres, tisser la matière sonore de ce qui pourrait évoquer un happening des années 70. En fond de scène défilent, en noir et blanc, des hommes et femmes jeunes, oisifs, dont les visages se frôlent et les corps cherchent à se rapprocher. Devant ce film évoluent dolemment des jeunes gens en pagne.
Le visage de chacun a un air marqué de candeur, hébétude appuyée et le sourire sont parfois dédaigneux. Les bouches s’entrouvrent çà et là pour égrener d’une façon qui se veut incongrue, percutante – éventuellement choquante – des aphorismes aux homonymies de tout poil, si possible salaces. Parmi eux, « la France, cette grosse femme », « une bonne blague tirée par les Chleus », ou plus soft : « Entendez, braves gens, la complainte de la femme escalope ». Nous attendons plutôt. « Stewball », en anglais, emplit l’air, et à l’écran un singe nous fixe. Les comédiens arpentent les gradins, se plantent sous le nez du spectateur, lui prennent la main, se collent à lui, en jouant les primates. Des corps ondulent deux à deux, dos à dos, avec un contentement manifeste. Un chant choral en anglais est entonné par de beaux brins de voix, vraiment ; il y en aura d’autres. Sur l’écran, un film anglais, des années cinquante peut-être, où dialoguent une femme et un enfant. Après, tout le monde se dépoilera avec une gourmandise ostentatoire. Des corps dans leur vérité d’abord courageuse, brute, puis les acteurs ébruiteront fièrement, à tout va, cette nudité-là, par, au demeurant, une présence active et d’une cohésion bien réglée, toutes d’allées et venues très physiques étayées de phrases choc. Au sol, les corps enchevêtrés forment au sol un monceau : une fille palpe des sexes masculins, en évalue la mollesse, un peu déçue. « Quelqu’un veut coller mon timbre avec sa chatte », dit quelqu’un. On hausse discrètement les épaules, constatant que cette crudité de la langue, gratuite, nous dit décidément peu de choses. Ces filles et garçons endosseront ensuite des chemises blanches, des perruques blond platine ; ils chanteront, taperont du pied. Dans une note, le metteur en scène David Noir écrit : « Ces petits blonds aryens que nous nous pensons tous. Sentiment de supériorité occidentale ; on voudrait s’en défendre ; ça colle comme de la merde aux basques [.] on se convainc, on se dénazifie. C’est beau. » Soit. Dans ce blanc immaculé, ce blond péroxydé, se lit aussi le thème de l’enfance bafouée, au biais du motif de la pédophilie ici évoquée avec un second degré, qui nous répète à son tour qu’il veut troubler, déranger. L’ensemble de la pièce appelle à une prime innocence où il faut jouir sans entrave, évacuer oralement, par les images, ce qui n’est jamais malsain puisque cela « est ». Soit encore, pourquoi pas ? Mais ici nous n’avons pas été touchés par une once d’innocence, ni même par sa perte. Pourquoi ? À force de nous signaler si fort son envers, au biais d’une provocation débridée, les contours mêmes de la fragilité de l’innocence s’étaient altérés. Et que dire de cette jouissance que l’on invite ici à déborder le corps et l’esprit pour qu’elle ne soit pas honteuse ? Pourquoi se gaver, au-delà d’un sens précis (car il en faut bien un), de ce précepte-là ? Que dit-on ici qui ne soit pas déjà répété ? Il est une chose que l’on perçoit peut-être avec plus d’acuité : précédant toujours la jouissance, il faut le désir, qui est parfois obscène – et pas au regard de la morale – quand il s’exhibe. On l’aurait voulu ici plus subtil et ces corps d’une nudité brute, souvent belle, on sait bien que ce n’est pas d’eux que suinte la vulgarité.

Aude Brédy

Les Innocents, à 21 heures au Pulsion Théâtre, 56, rue du Rempart-Saint-Lazare.

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][templatera id= »1148″][/vc_column][/vc_row]

, , , , , , , , , , ,

Journal des Parques J-14

David Noir - Médée-Guenon
David Noir - Médée-Guenon

Médée-Guenon par David Noir – « J’ n’attends plus rien » d’après Fréhel – Paroles: Guillermin. Musique: Malleville, Cazaux 1933

Comme un cheval sur le halage, trime et tombe au cours du voyage

La première image qui me soit venue instinctivement quand je me suis mis en tête de créer sur scène le premier épisode de La Toison dort en 2007, dans un lieu de création de Montreuil fièrement nommé La Guillotine, à l’invitation de Philippe-Ahmed Braschi, fut celle d’une guenon anthropomorphique aux attitudes mélodramatiques. Lire la suite

, , , , ,

Mise en ligne d’un embryon

David Noir - Sur le chemin des enfants morts
David Noir - Sur le chemin des enfants morts

David Noir – Sur le chemin des enfants morts

Nouveau site

Aussi minimaliste soit-il pour l’instant, je mets en ligne ce nouveau site dédié à mes bricolages sonores pour donner un peu d’élan à mon radeau sans plus attendre. Lire la suite