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Répugnance

David Noir - Sans Culotte
David Noir - Sans Culotte

David Noir – Les Camps de l’Amor – Ah ça ira, ça ira…

Ah ça ira, ça ira, ça ira…

Je ne veux pas être pisse-froid, ni cracher dans la soupe, loin de là. Quelle soupe ? Celle de l’élan de solidarité nationale. Lire la suite

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Journal des Parques J-8

David Noir - Mix pénis et vulve
David Noir - Mix pénis et vulve

David Noir – Mix pénis et vulve

MON CON BAT

L’évocation d’un « féminin » palpitant à l’intérieur même de ma verge d’homme, associée à l’idée de lutte pour parvenir à en être un selon mes critères, m’est apparue judicieusement exacte pour parler de mon identité masculine telle que je veux la dépeindre et la revendiquer. Lire la suite

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Vœux pour la puissance d’être

David Noir - Voeux - 2013
David Noir - Voeux - 2013

David Noir – Voeux – 2013

Le rêve n’est-il que la virtualité de la vie

en ce sens qu’il semble en avoir les qualité de réalité sans en posséder les vertus d’impacts concrets ?

Le réel, au sens de l’acte, lui est-il forcement supérieur en terme d’efficience ? Serions-nous véritablement chaque jour un peu plus détenteur de cette « second life » qui réside depuis toujours largement dans nos cerveaux mais n’est encore qu’embryonnaire en tant que « produit » effectif dans le creux de nos mains ? Et quels ponts relient ce rêve et sa virtualité au désir d’exister dont nous sommes le siège ? Lire la suite

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Joyeuses fins

David Noir - Epaves
David Noir - Epaves

David Noir – Epaves

Enfance, jeunesse, vieillesse, mort… et après !

Depuis que j’ai pris conscience du temps effectif de ma vie, dont le déclencheur de base fut certainement en grande partie la mort de mon père, je ne cesse de m’étonner du manque d’efficacité de l’éducation que j’ai reçue et bien souvent, dont je reconnais les traits dans le comportement face à la vie, des uns ou des autres individus que je croise. La mode est, chez nous, à polémiquer sur le voile ; il ne serait pas inutile de considérer plus fréquemment tous ceux, moins ostensibles, qui nous coupent de la réalité et que nous nous plaisons à tendre devant nos yeux, tout aussi stupidement que le fait n’importe qu’elle tradition fallacieuse.

Lire la suite

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Ortie culture

David Noir - Mon père mort
David Noir - Mon père mort

David Noir – Mon père mort

Parents ne soyez pas oublieux de la candeur immanente de vos enfants

N’écrasez pas de vos bottes alourdies d’amertume la fraîcheur naïve de pousses à peine germées et qui n’ont, souvenez-vous en, aucunement eu la possibilité de demander ou pas, à voir le jour.
On ne donne pas la vie, on l’impose Lire la suite

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Pornographie et vent frais de l’acte gratuit

David Noir - Altéré(s)Go! - Photo Karine Lhémon - Le Générateur
David Noir - Altéré(s)Go! - Photo Karine Lhémon - Le Générateur

David Noir – Altéré(s)Go! – Photo Karine Lhémon – Le Générateur

L’intime qu’on ne pourrait réussir à montrer sans tomber dans la porno… blablablabla…

Une thématique insupportablement naïve, bête, banale et tellement récurrente

« Tu comprends, la suggestion de l’érotisme, c’est tellement plus fort que la brutalité pornographique… »
« Oui, oui, oui … et mon cul ? » répondrais-je sobrement. Lire la suite

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Garçons

Garcons
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"Les Puritains" vu par Garçons
Garcons

« La vérité toute nue »

par Philippe Escalier

GARÇONS ? #22

THEATRE

Les Puritains : la vérité toute nue !

Les Puritains sont une révolution qui vient balayer les planches du Lavoir Moderne Parisien. Elément essentiel de l’existence, la sexualité n’en reste pas moins un sujet délicat. David Noir l’a abordé de front, ne reculant pas devant la difficulté. Son langage rythmé et poétique se libère des carcans archaïques pour exprimer une réalité débarrassée de son lot d’hypocrisie et de tabous avec une façon toute particulière de faire résonner son texte qui rappelle tantôt les grandes tirades classiques, tantôt des extraits d’un rap ou d’un rock fort et désespéré. C’est un monde encore largement du domaine du caché, du non-dit et du refoulé que l’auteur met à nu, en utilisant les ressources infinies des mots pour décrire ces maux venus de l’enfance.

 

Cassant au passage ces moules rigides et castrateurs que sont l’éducation ou le théâtre classique, pour exprimer ce qui reste confiné au plus profond de l’être. L’importance accordée à la forme transparaît avec évidence et traduit la force novatrice de cette oeuvre. La mise en scène en symbiose avec le texte veut montrer sans voyeurisme, témoigner sans juger et surtout dire et penser autrement. Autour de l’auteur, huit comédiens interprètent ce texte fort avec un art et une conviction remarquables. Pierre Viguié, Philippe Savoir, Miguel-Ange Sarmiento, Stéphane Desvignes, Sonia Codhant, Jean-François Rey, Jacques Meystre et Jean-Hugues Laleu donnent vie à ce théâtre original et humain qui ne laissera personne indifférent.

Philippe Escalier

Lavoir Moderne Parisien, 15 rue Léon 75018 Paris – mercredi, Jeudi et vendredi – à 21 H à partir du 21 juin – 01 42 52 09 14

David Noir: Nous sommes tous des puritains !

Ce jeune homme brun de 36 ans a écrit une pièce décapante et dérangeante. D’abord crées dans l’anonymat, « Les Puritains » ont suscité un grand intérêt, leur permettant d’investir la scène du Lavoir Moderne Parisien. Et il y a fort à parier que nous n’avons pas fini d’en entendre parler.

Pourquoi avoir écrit « Les Puritains» ?

Ce qui m’excite c’est d’aller à ma recherche. Je veux vivre pleinement et il n’y a pas de vie sans rencontres et pas de rencontres sans connaissance de soi. J’ai voulu écrire pour accumuler les sensations, les matériaux. Pour sortir de cette littérature galvaudée qui oublie la forme pourtant si essentielle comme transmetteur de sensations.

Ton spectacle est tout de même assez violent !

Oui, mais le contact des gens ne l’est-il pas de même ? La rencontre avec un inconnu c’est toujours un peu violent. Il faut parfois quelque chose qui heurte pour happer l’attention et pour interpeller le spectateur.

On a pu dire ici ou là qu’il était impudique ?

Non, c’est le théâtre qui a une pudeur mal placée. Il faut toujours faire de la culture, de l’institutionnel, même si on dit des choses horribles. C’est un état de fait que je veux changer. Personnellement je suis plus attiré par la scène rock, plus vivante, plus inventive. J’aurai horreur de m’asseoir confortablement et de répandre la bonne parole! Je ne veux pas être politiquement correct, ni que mon discours soit dissocié de ce que je fais. Quoi qu’il en soit, je ne fais pas d’exhibition quand je parle de mon intimité, mais je la pratique pleinement quand je joue, L’acteur est un exhibitionniste né, c’est à ce titre que j’aime l’utiliser. «Les Puritains » cultivent cette forme où les comédiens se montrent sans faux semblant. C’est important de pouvoir réfléchir et travailler sur soi, pour vivre et assumer toutes ses contradictions. C’est une condition importante si l’on veut créer autre chose que des narrations fictionnelles comme les arts du spectacle nous les servent encore souvent.

Tu es le contraire d’un romantique ?

Être romantique c’est nier les évidences. Nous avons vécu un siècle de psychanalyse ; quel profit en tire-t-on ? Nous sommes restés dans les mêmes schémas de pensée et d’écriture. Pourquoi faut-il que les stars soient toujours fortes ? Pourquoi les gens sont-ils si souvent poussés à devenir leur propre bourreau en sous-estimant ou en reproduisant les abus que l’on a parfois perpétrés sur eux ? Ceci dit je tiens à avoir une accroche qui permette de «ferrer» les gens. Aller à la rencontre d’un inconnu c’est toujours un peu grossier, un peu déstabilisant, mais cette « violence » est profitable !

C’est un des messages de ta mise en scène ?

L’important c’est que les acteurs intègrent le public. Si dans la pièce, nous sommes alignés face aux spectateurs, ce n’est pas seulement pour casser ce qui est habituel, c’est aussi pour établir un lien avec le public. J’ai pensé cette mise en scène comme un jeu durant lequel l’acteur est libre. Pour moi la scène est l’espace de liberté par excellence.

Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon 75018 Paris – Renseignements au 01 42 52 09 14 Mercredi, jeudi et vendredi à 21 h A partir du 21 juin 2000
Propos recueilli par Philippe Escalier
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Répugnance

David Noir - Sans Culotte
David Noir - Sans Culotte

David Noir – Les Camps de l’Amor – Ah ça ira, ça ira…

Ah ça ira, ça ira, ça ira…

Je ne veux pas être pisse-froid, ni cracher dans la soupe, loin de là. Quelle soupe ? Celle de l’élan de solidarité nationale. Lire la suite

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Journal des Parques J-8

David Noir - Mix pénis et vulve
David Noir - Mix pénis et vulve

David Noir – Mix pénis et vulve

MON CON BAT

L’évocation d’un « féminin » palpitant à l’intérieur même de ma verge d’homme, associée à l’idée de lutte pour parvenir à en être un selon mes critères, m’est apparue judicieusement exacte pour parler de mon identité masculine telle que je veux la dépeindre et la revendiquer. Lire la suite

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Vœux pour la puissance d’être

David Noir - Voeux - 2013
David Noir - Voeux - 2013

David Noir – Voeux – 2013

Le rêve n’est-il que la virtualité de la vie

en ce sens qu’il semble en avoir les qualité de réalité sans en posséder les vertus d’impacts concrets ?

Le réel, au sens de l’acte, lui est-il forcement supérieur en terme d’efficience ? Serions-nous véritablement chaque jour un peu plus détenteur de cette « second life » qui réside depuis toujours largement dans nos cerveaux mais n’est encore qu’embryonnaire en tant que « produit » effectif dans le creux de nos mains ? Et quels ponts relient ce rêve et sa virtualité au désir d’exister dont nous sommes le siège ? Lire la suite

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Joyeuses fins

David Noir - Epaves
David Noir - Epaves

David Noir – Epaves

Enfance, jeunesse, vieillesse, mort… et après !

Depuis que j’ai pris conscience du temps effectif de ma vie, dont le déclencheur de base fut certainement en grande partie la mort de mon père, je ne cesse de m’étonner du manque d’efficacité de l’éducation que j’ai reçue et bien souvent, dont je reconnais les traits dans le comportement face à la vie, des uns ou des autres individus que je croise. La mode est, chez nous, à polémiquer sur le voile ; il ne serait pas inutile de considérer plus fréquemment tous ceux, moins ostensibles, qui nous coupent de la réalité et que nous nous plaisons à tendre devant nos yeux, tout aussi stupidement que le fait n’importe qu’elle tradition fallacieuse.

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Ortie culture

David Noir - Mon père mort
David Noir - Mon père mort

David Noir – Mon père mort

Parents ne soyez pas oublieux de la candeur immanente de vos enfants

N’écrasez pas de vos bottes alourdies d’amertume la fraîcheur naïve de pousses à peine germées et qui n’ont, souvenez-vous en, aucunement eu la possibilité de demander ou pas, à voir le jour.
On ne donne pas la vie, on l’impose Lire la suite

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Pornographie et vent frais de l’acte gratuit

David Noir - Altéré(s)Go! - Photo Karine Lhémon - Le Générateur
David Noir - Altéré(s)Go! - Photo Karine Lhémon - Le Générateur

David Noir – Altéré(s)Go! – Photo Karine Lhémon – Le Générateur

L’intime qu’on ne pourrait réussir à montrer sans tomber dans la porno… blablablabla…

Une thématique insupportablement naïve, bête, banale et tellement récurrente

« Tu comprends, la suggestion de l’érotisme, c’est tellement plus fort que la brutalité pornographique… »
« Oui, oui, oui … et mon cul ? » répondrais-je sobrement. Lire la suite

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Garçons

Garcons
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"Les Puritains" vu par Garçons
Garcons

« La vérité toute nue »

par Philippe Escalier

GARÇONS ? #22

THEATRE

Les Puritains : la vérité toute nue !

Les Puritains sont une révolution qui vient balayer les planches du Lavoir Moderne Parisien. Elément essentiel de l’existence, la sexualité n’en reste pas moins un sujet délicat. David Noir l’a abordé de front, ne reculant pas devant la difficulté. Son langage rythmé et poétique se libère des carcans archaïques pour exprimer une réalité débarrassée de son lot d’hypocrisie et de tabous avec une façon toute particulière de faire résonner son texte qui rappelle tantôt les grandes tirades classiques, tantôt des extraits d’un rap ou d’un rock fort et désespéré. C’est un monde encore largement du domaine du caché, du non-dit et du refoulé que l’auteur met à nu, en utilisant les ressources infinies des mots pour décrire ces maux venus de l’enfance.

 

Cassant au passage ces moules rigides et castrateurs que sont l’éducation ou le théâtre classique, pour exprimer ce qui reste confiné au plus profond de l’être. L’importance accordée à la forme transparaît avec évidence et traduit la force novatrice de cette oeuvre. La mise en scène en symbiose avec le texte veut montrer sans voyeurisme, témoigner sans juger et surtout dire et penser autrement. Autour de l’auteur, huit comédiens interprètent ce texte fort avec un art et une conviction remarquables. Pierre Viguié, Philippe Savoir, Miguel-Ange Sarmiento, Stéphane Desvignes, Sonia Codhant, Jean-François Rey, Jacques Meystre et Jean-Hugues Laleu donnent vie à ce théâtre original et humain qui ne laissera personne indifférent.

Philippe Escalier

Lavoir Moderne Parisien, 15 rue Léon 75018 Paris – mercredi, Jeudi et vendredi – à 21 H à partir du 21 juin – 01 42 52 09 14

David Noir: Nous sommes tous des puritains !

Ce jeune homme brun de 36 ans a écrit une pièce décapante et dérangeante. D’abord crées dans l’anonymat, « Les Puritains » ont suscité un grand intérêt, leur permettant d’investir la scène du Lavoir Moderne Parisien. Et il y a fort à parier que nous n’avons pas fini d’en entendre parler.

Pourquoi avoir écrit « Les Puritains» ?

Ce qui m’excite c’est d’aller à ma recherche. Je veux vivre pleinement et il n’y a pas de vie sans rencontres et pas de rencontres sans connaissance de soi. J’ai voulu écrire pour accumuler les sensations, les matériaux. Pour sortir de cette littérature galvaudée qui oublie la forme pourtant si essentielle comme transmetteur de sensations.

Ton spectacle est tout de même assez violent !

Oui, mais le contact des gens ne l’est-il pas de même ? La rencontre avec un inconnu c’est toujours un peu violent. Il faut parfois quelque chose qui heurte pour happer l’attention et pour interpeller le spectateur.

On a pu dire ici ou là qu’il était impudique ?

Non, c’est le théâtre qui a une pudeur mal placée. Il faut toujours faire de la culture, de l’institutionnel, même si on dit des choses horribles. C’est un état de fait que je veux changer. Personnellement je suis plus attiré par la scène rock, plus vivante, plus inventive. J’aurai horreur de m’asseoir confortablement et de répandre la bonne parole! Je ne veux pas être politiquement correct, ni que mon discours soit dissocié de ce que je fais. Quoi qu’il en soit, je ne fais pas d’exhibition quand je parle de mon intimité, mais je la pratique pleinement quand je joue, L’acteur est un exhibitionniste né, c’est à ce titre que j’aime l’utiliser. «Les Puritains » cultivent cette forme où les comédiens se montrent sans faux semblant. C’est important de pouvoir réfléchir et travailler sur soi, pour vivre et assumer toutes ses contradictions. C’est une condition importante si l’on veut créer autre chose que des narrations fictionnelles comme les arts du spectacle nous les servent encore souvent.

Tu es le contraire d’un romantique ?

Être romantique c’est nier les évidences. Nous avons vécu un siècle de psychanalyse ; quel profit en tire-t-on ? Nous sommes restés dans les mêmes schémas de pensée et d’écriture. Pourquoi faut-il que les stars soient toujours fortes ? Pourquoi les gens sont-ils si souvent poussés à devenir leur propre bourreau en sous-estimant ou en reproduisant les abus que l’on a parfois perpétrés sur eux ? Ceci dit je tiens à avoir une accroche qui permette de «ferrer» les gens. Aller à la rencontre d’un inconnu c’est toujours un peu grossier, un peu déstabilisant, mais cette « violence » est profitable !

C’est un des messages de ta mise en scène ?

L’important c’est que les acteurs intègrent le public. Si dans la pièce, nous sommes alignés face aux spectateurs, ce n’est pas seulement pour casser ce qui est habituel, c’est aussi pour établir un lien avec le public. J’ai pensé cette mise en scène comme un jeu durant lequel l’acteur est libre. Pour moi la scène est l’espace de liberté par excellence.

Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon 75018 Paris – Renseignements au 01 42 52 09 14 Mercredi, jeudi et vendredi à 21 h A partir du 21 juin 2000
Propos recueilli par Philippe Escalier