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Journal des Parques J-21

Dr. Jekyll and Mr. Hyde
Dr. Jekyll and Mr. Hyde

Fredric March dans Dr. Jekyll and Mr. Hyde de Rouben Mamoulian (1931)

Le choix de Hyde

Ce post est un préambule à l’article qui lui fera suite demain. J’ai tenu à rédiger ce préambule, afin que l’article en question ait des chances d’être mieux compris pour ce qu’il doit être et que la pensée qu’il contient ait moins de risque d’être reléguée sans plus de considération du côté du manichéisme. Lire la suite

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Une rencontre

David Noir et fils - Altéré(s)Go! - Le Générateur - Photo Karine Lhémon
David Noir et fils - Altéré(s)Go! - Le Générateur - Photo Karine Lhémon

David Noir et fils – Altéré(s)Go! – Le Générateur – Photo Karine Lhémon

Une rencontre

Il n’en faut parfois pas davantage pour réinsuffler l’énergie qui, fatalement, finit par faire défaut pour poursuivre un périple scénique.

Sans une telle opportunité de renaissance, le circuit est bien huilé et fatal : le désir s’étiole, puis gangrène la croyance, la confiance ; mange les forces. Puis, sans de nouvelles perspectives, c’est peu à peu, le placard pour les costumes, le tiroir pour le manuscrit, les oubliettes d’une cave pour le décor, le sage rangement méthodique et sans joie pour les cd audio, les fichiers informatiques, les supports vidéos, quand ce n’est pas directement la déchetterie pour les accessoires encombrants. Lire la suite

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« ATTENTION, FRAGILE »

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ARTS ET LETTRES

N°16 octobre 1999

LE THÉÂTRE

ATTENTION, FRAGILE

par Pierre Corcos

Gilles Deleuze et Claire Parnet: «lI y a dans la vie une sorte de gaucherie, de fragilité de santé, de constitution faible, de bégaiement vital qui est le charme de quelqu’un. Le charme, source de vie, comme le style, source d’écrire »- (Entretiens). Enfance, ténuité, délicatesse, éphémère… Notre temps, et ses perpétuelles démonstrations de force, n’y comprend rien. Même au théâtre, il est bien vu d’afficher d’écrasantes et spectaculaires mises en scène, indices d’un établissement solide, affermi dans l’institution Le «culturellement correct » n’a que faire de la fragilité, forcément. David Noir, lui se met totalement en péril: le spectacle dont il est l’auteur, Les Puritains, met directement en scène la sexualité alors même que cynique libertinage et sexologie «savante» d’un côté, puritanisme réactionnaire ou néo-libéral de l’autre, l’instant trouble, fatal, indécis, bouleversant de la rencontre avec le corps des autres semble avoir définitivement échappé à notre perception. Ici, rien d’apprêté, d’habillé (relire à cet égard les pages étonnantes de Roland Barthes sur le strip-tease, dans Mythologies), mais une authentique mise à nu des affects et des corps. Rien d’un spectacle érotique non plus, qui joue sur la figure phallique du corps féminin. Même pas de l’obscène, au sens étymologique de « mauvais présage », en dépit de l’écriture violemment pornographique de David Noir, car il serait impossible d’affirmer que la pièce, par sa crudité, ne présage rien de bon. Au contraire, dans l’anarchiste mouvance du mouvement -Panique- (Topor, Arrabal), inspirée par un surréalisme aux fulgurantes métaphores, elle nous dit, par une série de scènes courtes (autant qu’il y a de lettres de l’alphabet), la fragilité, l’incertitude, l’instabilité du désir, son bégaiement vital… Malgré l’excellent montage, plutôt cinématographique, de l’ensemble et l’accompagnement musical risqué (kitsch des références), subtil, il demeure comme un « tremblé », un inachèvement, une gaucherie de cette mise en scène, adolescente, presque enfantine, qui en fait tout le charme. Neuf comédiens s’impliquent totalement dans cette aventure précaire, qu’une brutale interdiction, un malentendu grossier pourraient facilement réduire à néant. Jusqu’à présent, seuls Stanislas Nordey et Joël Dragutin ont su, comme directeurs de théâtre être sensibles à ce type de spectacle. …/…

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