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En Car Théâtral

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« David Noir Désir »

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En Car Théâtral – Avignon 2003

David Noir Désir

Dernier volet d’un triptyque qui a débuté avec « Les Justes » et « Les Puritains », « Les Innocents » choque. On aime ou on déteste, on interprète ou on baisse les bras pendant que les acteurs baissent le pantalon. David Noir, comédien et metteur en scène, revendique haut et fort son approche marginale de la scène, mais sa vision soulève tant d’interrogations qu’il serait bien trop facile d’en sortir complètement perdu, prêt à cracher dessus. Limiter cette pièce à une suite de petits pets métaphysiques mâtinés de prétention avant-gardiste déplacée serait un manque de respect envers l’auteur, et d’amour-propre envers soi-même si l’on ne veut même pas se donner la peine de comprendre. Que l’on adhère au propos ou pas, c’est un autre débat.

En Car Théâtral: Votre pièce suscite quand même pas mal d’interrogations. La première doit probablement être récurrente: le sens, le fil conducteur de l’oeuvre ?

David Noir: Le fil conducteur, s’il y en a un, est de l’ordre du psychique. Il fait appel à des sensations mentales. C’est le même depuis les trois derniers spectacles, qui s’appelaient « Les Puritains », « Les Justes » et celui-ci. La base du travail que je fais, c’est la bulle d’enfance, l’abus par l’adulte. Mais ce n’est pas nécessairement l’enfance des enfants, c’est l’enfance qu’on est obligé de refouler, de maîtriser, de castrer, d’incarcérer etc.. Et il y a forcément une révolte à un moment donné qui nous tyrannise aussi. On est à une époque où les gens ont soif de fantasmes. Ce que j’appelle fantasme, c’est la fiction traditionnelle, le téléfilm FR3, qui est un faux rêve. Alors que pour moi, il s’agit de s’intéresser à soi quasi biologiquement et à ce moment on peut en démêler les fils. C’est assez paléontologique comme démarche ! Alors, ma pièce s’inspire d’une nouvelle d’Henry James, « Le tour d’écrou », par les sentiments qu’il y a dedans, et tous les films qui s’y rattachent. On a fait beaucoup de séances de cinéma, de projections de films des années cinquante à nos jours qui étaient inspirés de près ou de loin des enfants du « Tour d’écrou », comme « Le village des damnés ». Ces enfants me touchent car ils ne sont pas enfantins. Ils ne sont pas enfantins parce que, d’emblée on leur demande d’être adulte. Ils sont violés quelque part, mais ce sont des viols dont on ne parle pas, c’est cette fameuse pédophilie mentale qui est à l’origine de beaucoup de choses. On accuse les gros monstres visibles comme Jean-Marie Le Pen et Hitler, mais tout le monde a ça, à un certain degré. Le propos, c’est aussi que les gens ne sont pas forcément des gens biens, et le public non plus ! Il y a cette idée que le premier des racismes, c’est de penser qu’on est bien.. Moi, je préfère être précis plutôt que bien. Il y a des choses qui sont buvables, d’autres moins et tout ça doit s’exprimer avec le plateau de théâtre. c’est un endroit où ça peut se faire, où une forme d’improvisation existe entre le public et les acteurs. Comme le public est timide, ce n’est pas une solution d’aller le violenter parce qu’il n’a pas choisi forcément ça. Par contre, il y a peut-être une forme d’improvisation mentale qui peut durer dans la nuit d’après, sur laquelle il y a un petit retour. Il s’agit de laisser des images, c’est un peu comme un rêve, mais pas un rêve au sens onirique et banal du terme. Un rêve où on a une relation avec lui. Et ça, ça me plairait assez si ça fonctionne. ça fonctionne avec un public qui nous suit depuis « Les Puritains », d’autres le découvrent. C’est un mouvement en marche !

E.C.T.: Vous auriez l’impression de vous vendre si vous écriviez de façon plus traditionnelle, de façon à rendre votre oeuvre moins hermétique au public ?

D.N.: si c’est transformer une partition transversale, verticale en une forme linéaire, c’est non ! C’est ma forme qui m’intéresse; le fond, tout le monde en a. Tout le monde boit, mange, baise. Pour moi, c’est la forme qui doit évoluer. Donc, si les gens ne savent pas lire ce que je leur propose, ils n’ont qu’à apprendre. Ce ‘est pas moi qui vais transformer mon écriture pour qu’ils sachent la lire. J’ai plutôt envie de tirer les choses vers ce que j’estime être le haut. Les gens gobent encore les entrées et les sorties des comédiens, ils ont encore envie de croire que lorsqu’un comédien rentre en coulisse pour se maquiller, le personnage est sorti. Moi, je ne peux pas ! ça m’intéresse de savoir qu’il est allé se faire maquiller !

E.C.T.: justement, vos coulisses se trouvent sur scène !

D.N.: Oui, les coulisses sont souvent géniales. Mais les coulisses de tout. S’il n’y a pas d’odeur dans un cinéma, c’est qu’il manque un auteur par exemple. Ce qui est important, c’est le sujet. Mais si on n’apprend pas parallèlement aux gens de s’intéresser aux choses, ils vont continuer à consommer. On en a rien à foutre de consommer, en fait. Le propos n’est pas d’ingurgiter de la culture et c’est là où ça se goure chez nous au niveau institutionnel. Ce n’est pas une affaire de consommation, c’est une affaire de savoir. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui le dis, c’est une bulle de jeu vidéo: « le savoir est le trésor » ! Le langage du jeu vidéo, je trouve ça très beau mais ce n’est pas accessible à tout le monde. Mais ça commence à devenir plus populaire bien que ça reste très complexe. Et cette complexité est une richesse ! Ce que j’aime entant que spectateur, ce qiu est de plus en plus rare, c’est d’être perdu. Si je sais déjà, comme dans la plupart des films de cinéma, ce qui va se passer dès le début, ça ne m’intéresse pas. Ce n’est pas une incohérence pour moi parce que c’est vraiment écrit et pensé. Mais, « Les Innocents » pour moi, c’est au moins abordable à un premier degré sensitif, mais c’est aussi une demande d’activité de la part du public. Qu’il ait payé ou qu’il n’ait pas payé, je m’en fous, il n’y a pas de dieu argent là-dedans. Mais il y a une exigence, cette exigence que la demande du spectateur, parce que je ne suis pas satisfait la plupart du temps de ce qui se passe sur le plateau. Surtout que le plateau, c’est devenu la télé. Alors, si c’est ça notre récompense, merci !

E.C.T.: Comment fait-on pour convaincre des comédiens qu’il y a un sens réel à passer 50 minutes nu sur une scène et devant un public perturbé ?

D.N.: Je ne les oblige pas. Ils comprennent rapidement que le corps et l’animalité du corps est le sujet. ça exprime le désir, mais pas forcément le désir sexuel. J’essaye de voir ce qui est positif dans la vie et voir quelqu’un de nu, ça m’intéresse forcément, même si je le trouve à gerber par ailleurs. C’est la seule façon de le sauver pour moi. Mes comédiens, ce sont des amis. Je ne travaille pas avec des gens que je n’aime pas. Sur le plateau, j’essaye de faire en sorte, par une convivialité mutuelle, qu’il y ait une évidence que le corps doit apparaître. Après, si ça ne se fait pas, je n’obligerai jamais personne. Il y en aura toujours certains qui le feront et d’autres pas. C’est comme un aquarium avec diverses espèces animales et je tiens à respecter les espèces animales. Mais c’est tellement essentiel d’être nu et d’avoir cette représentation chez nous ! Ce n’est pas non plus un babacoolisme, c’est un exigence profonde de voir ce qu’est la représentation de l’être humain, et elle est basiquement d’abord celle-là. Et ça attaque le premier des refoulements. C’est comme les gens qui disent « l’homosexualité, on en a assez parlé », mais on en parle toujours moins que 98% du reste !

E.C.T.: Dans votre pièce, à chaque déclamation, les acteurs prennent un carnet. Symbole ou aide-mémoire ?

D.N.: Le carnet est complètement à lire. Je ne demande pas d’apprendre le texte, parce que je n’aime pas non plus les rôles appris. On finit par entrer dans le rôle, donc dans la fabrication ou dans la contre fabrication. Donc, pourquoi passer par tout ça ? Moi, je n’ai pas le temps, parce qu’on ne gagne pas d’argent la plupart du temps, on est souvent dans des conditions assez difficiles. Ce carnet est physiquement important, tout comme les musiciens ont une partition dans certains concerts classiques.

E.C.T.: Comment se passe le processus d’écriture ? Sous influence « illicite » ?

D.N.: Non, sous mon influence. Je suis allergique aux drogues ! C’est dommage, d’ailleurs ! C’est peut-être dans l’air du temps, dans les seventies je l’aurais été volontiers.. Ma meilleure drogue c’est la haine, j’ai une profonde haine de beaucoup de choses et ça, ça dope énormément ! Mais j’ai aussi un certain amour, et ,je pense que c’est un journaliste qui a dit ça sur « les Justes », la haine rend plus de services à l’amour que la complaisance. L’écriture, c’est très simple: j’écrit tout le temps, du matin au soir. C’est comme une défécation et après, il y a un recul. C’est le principe de la poésie, mais aujourd’hui la poésie n’a plus sa place dans notre société, on pense que c’est aller dire du Brassens dans le métro. Pour moi, ce n’est pas ça; c’est extrêmement actif, c’est concret et mes textes ont la cohérence de la poésie. C’est bizarre d’ailleurs qu’on se pose encore la question de la cohérence parce que, René Char, ça ne date pas d’aujourd’hui !

E.C.T.: vous pouvez comprendre que des gens du public utilisent le mot pervers pour qualifier votre pièce ?

D.N.: C’est une débilité profonde ! Je pense que personne ne pourrait le supporter. Ceci dit, tant mieux ou tant pis pour eux, parce que ça veut dire que ça leur renvoie quelque chose. Notre force à nous et ce que je cultive le plus, en dehors de tout esthétisme, c’est l’exposition du corps dans ce qu’il a de plus simple, de plus ludique et de plus enfantin et ça parle aussi du rapport homme-femme, dans le fait qu’on n’est pas dans ce rapport que je déteste et qui est le rapport des gens de la Nouvelle Vague, c’est-à-dire mettre l’amour sur un piédestal et puis me l’écrabouiller ! C’est un rapport d’une autre forme de sexualité, une autre forme de désir où on peut se faire tirer la bite parce que c’est aussi un jouet. Les filles, c’est plus délicat parce qu’il y a une intimité médicale, mais ça m’amuserait d’en faire un truc à « slot », à pièce de monnaie pour avoir une bouteille d’Heineken derrière. Le fait qu’on s’en foute, c’est le grand fruit du travail ! C’est amusant de jouer avec son corps, mais si quelqu’un taxe ça de pervers, c’est qu’il a une sexualité très arriérée et qu’il est très dangereux pour nous.

E.C.T.: C’est votre objectif de remettre en question la sexualité du public ? Vous avez conscience que les gens du public regardent principalement les gens du sexe opposé ?

D.N.: Il y a une statistique qui dit qu’il y a un cinquième de la population qui est homosexuelle. Les gens font ce qu’ils veulent, ce qui m’intéresse c’est de me définir, moi. Ce que doit faire un auteur et c’est pour ça qu’il ne gagne pas sa vie par ailleurs. Parce que, tout le temps que je passe là, c’est du temps que je passe à ne pas bouffer ! Et ce qui est important pour moi, c’est de revendiquer ma bisexualité. Il faut savoir qu’il y a beaucoup moins d’hétérosexualité qu’on ne le pense, mais c’est une affaire de norme et je l’ai en horreur parce qu’elle n’existe pas en réalité. La seule norme qui existe pour moi c’est de savoir qu’il y a des gens qui font un bon travail et d’autres qui font un travail de merde ! Ceux qui ont une aura puante et ceux qui sont honnêtes…ça, ça a du sens.

E.C.T.: à un moment, dans votre pièce, on a droit à une belle fellation et une éjaculation faciale sur écran géant, quel est l’intérêt dans le spectacle ?

D.N.: C’est un moment de zapping de texte, et cette image de la pornographie, elle est très apaisante. Et, sur scène, on est dans un contexte d’enfant puis on apprend à être adulte, et ce grand nu de la fin, c’est un final en continu. Et cette sexualité qu’on n’a pas sur le plateau, c’est bien qu’elle soit représentée. Parce que c’est dur de bander sur le plateau et on n’a pas forcément envie de baiser ensemble ! Le problème du théâtre, c’est de ne pas vouloir représenter la pornographie et la pornographie, c’est le gros plan. Et c’est une des choses les plus intéressantes ! ça parle du « rise and fall », de l’excitation et de la rétention, donc du dégoût aussi. On est double dans l’excitation sexuelle et cette dualité m’intéresse beaucoup. Il faut bien qu’il y ait un moment de sexualité et nous, on ne peut pas le faire parce qu’il ne sera jamais en gros plan. Même si on le filmait, ce n’est pas le théâtre qui le rendrait en gros plan. C’est pour ça qu’on a mis cette fellation.

E.C.T.: On a souvent l’impression que vous avez eu recours à une forme d’écriture surréaliste pour écrire « Les Innocents ». Des passages comme « Dieu est un film porno » par exemple..

D.N.: ça ne va pas vous faire plaisir parce que c’est une moquerie du surréalisme. C’est très vieux pour moi. Je sais que le belges sont très attachés au surréalisme et ça le rend très sympathique. Mais Breton et compagnie, je ne peux pas… Par rapport aux personnes, pas au travail. Par rapport au travail non plus quand il s’agit de Magritte: pour moi, c’est étouffant, ça ne décolle pas. C’est une petite représentation des choses. ça ne vaudra jamais Dubuffet ! Donc, par rapport à la scène, j’ai demandé à une comédienne de dire « Dieu est un film porno, la vie est juste une question d’IVG » et elle le dit avec un ton un peu institutionnel. C’est de la moquerie. Par contre « la vie est juste une question d’IVG », c’est mon point de vue !

E.C.T.: Pourquoi parler d’orangs-outans et de koalas dans la description de votre pièce ?

D.N.: Le koala, c’est un animal qui me fascine. Il a cette espèce de douceur apparente. D’abord, il a ce nez de clown qui me fait penser à Albert Fratellini, avec ce nez noir qu’il a inventé, il y a des photos où on dirait qu’ils s’enculent tous, mais avec un regard qu’on peut toujours interpréter. C’est comme les primates ! Ils sont essentiels, on a beaucoup travaillé là-dessus parce que c’est la limite de la conscience des choses. Le singe évoque beaucoup plus qu’il ne pense.

Jonathan Lenaert et Marco Bourgaux

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SCRAP Diary – 04 / L’Amour Capital

David Noir - Carte SCRAP 06
David Noir - Carte SCRAP 06

David Noir – Carte SCRAP 06

Richesse et misère des affects

Je n’ai jamais pu survivre dans un couple avec une personne m’aimant de tout son amour. Il lui aurait fallu en garder bien davantage pour elle. Je n’ai jamais désiré qu’un pacte, aussi doux soit-il, me conduise à épouser le dogme d’un tel amour. Aussi n’ai-je pu que m’en tenir à de multiples distances toutes plus respectueuses les unes que les autres. Lire la suite

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Journal des Parques J-16

David Noir - Les Animaux Décousus
David Noir - Les Animaux Décousus

David Noir – Les Animaux Décousus – 1992

Cinema Paradiso

La seule et unique fois où je suis allé dans un cinéma porno, c’était en 1991, pour les besoins de la vidéo de long métrage que je réalisais alors et dont j’ai déjà indiqué dans ces pages combien sa création fut décisive et à la source de tout ce que je mis sur pied depuis, notamment au théâtre. Le film s’intitulait « Les Animaux Décousus » et procédait d’une exploration intime, tournée principalement seul, sur la base de mon propre corps comme matériau visuel, en particulier mon sexe Lire la suite

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La nudité : une affaire d’enfance – la poésie : l’instinct de créer l’instant

Enlacement - Valérie Brancq - David Noir
Enlacement - Valérie Brancq - David Noir

Enlacement – Valérie Brancq – David Noir

Nos corps nus, nos sexualités, les fantasmes et tabous générant notre excitation…

bref, nous et nous, en bref

Il semble que les représentations de nos propres corps, arrières pensées et pulsions continuent de nous poser des problèmes avec leurs images ou disons plutôt, avec la nôtre, celle de notre espèce. Lire la suite

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Pornographie et vent frais de l’acte gratuit

David Noir - Altéré(s)Go! - Photo Karine Lhémon - Le Générateur
David Noir - Altéré(s)Go! - Photo Karine Lhémon - Le Générateur

David Noir – Altéré(s)Go! – Photo Karine Lhémon – Le Générateur

L’intime qu’on ne pourrait réussir à montrer sans tomber dans la porno… blablablabla…

Une thématique insupportablement naïve, bête, banale et tellement récurrente

« Tu comprends, la suggestion de l’érotisme, c’est tellement plus fort que la brutalité pornographique… »
« Oui, oui, oui … et mon cul ? » répondrais-je sobrement. Lire la suite

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Le Parisien

Le Parisien

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« Probablement la pièce la plus controversée de l’année »

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LE PARISIEN

Théâtre

Reprise des « Puritains » au Lavoir Moderne Parisien. C’est probablement la pièce la plus controversée de l’année. Son jeune auteur, David Noir, met ici en scène, sur un texte ciselé, le corps et tous les abus qui y sont liés: fantasmes, viols, pédophilie. Neuf comédiens, dont une femme, vont jusqu’au bout de la nudité dans cette descente aux enfers provocante et macabre. Son goût prononcé pour la provocation n’est pas sans rappeler la période de libération sexuelle des années soixante dix. Tout montrer n’est pas toujours synonyme de génie…
CE SOIR ET LES MERCREDIS, JEUDIS ET VENDREDIS A 21 HEURES

Lavoir moderne parisien, 35, rue Léon (XVIIIème M: Marcadet-Poissonniers. Réservations au 01.42.52.09./4. Plein tarif: 90 F. Tarif réduit: 60 F.

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Théâtre Magazine

Théâtre magazine

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« Théâtre (petit) bateau »

[/vc_column_text][vc_custom_heading text= »par Achmy Halley » google_fonts= »font_family:Josefin%20Slab%3A100%2C100italic%2C300%2C300italic%2Cregular%2Citalic%2C600%2C600italic%2C700%2C700italic|font_style:300%20light%20italic%3A300%3Aitalic »][/vc_column][/vc_row][vc_row bg_type= »bg_color » bg_color_value= »rgba(0,0,0,0.01) »][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1502617104266{padding-top: 8px !important;padding-right: 8px !important;padding-bottom: 8px !important;padding-left: 8px !important;background-color: rgba(255,255,255,0.7) !important;*background-color: rgb(255,255,255) !important;} »]

théâtre

MAGAZINE

LES PURITAINS

THEATRE (PETIT) BATEAU

En croyant dénoncer le puritanisme culturel ambiant, la pièce de David Noir sombre dans l’exploration puérile des désirs les plus convenus. Jusqu’à la débandade.
Les Puritains, texte et mise en scène David Noir, Lavoir moderne parisien, Paris, 18e,
jusqu’à la fin juillet.

Cher David Noir,
Il y a quelques semaines vous m’avez envoyé un courrier,  » à la fois personnel et générique » destiné aux » hommes et femmes journalistes  » dont je suis. J’y ai répondu en allant voir, au Lavoir Moderne Parisien, Les Puritains dont vous signez le texte et la mise en scène. Dans votre lettre, vous sembliez souhaiter que » le rapport presse-artistes ne se fasse pas en catimini derrière les tulles de la bienséance mais en direct « . Je prends donc la liberté de m’adresser directement à vous, que j’ai vu pour la première fois, il y a quelques jours sur scène, dans le rôle d’Harvey,  » le gourou psychanalyste qui abuse de son pouvoir mais qui fut lui aussi un enfant ».
Dans votre lettre ouverte aux critiques, vous écrivez,  » venez vous exciter de notre aventure autant qu’elle nous excite « . J’espère que je ne vais pas vous peiner en vous avouant que, malheureusement, je me suis beaucoup moins excité que vous en voyant vos Puritains jouer à touche-pipi, tout en grignotant des chips, sur des vieux tubes de Sylvie Vartan. Ne croyez pas que j’ai été choqué par la sarabande de sexes mous, triturés devant le nez des spectateurs et autres saillies verbales, tout juste dignes de la cour de récréation d’un collège catho de Passy.
Non. Tout simplement, je n’ai pas aimé votre spectacle. Je m’y suis même ennuyé. Pourtant, je suis venu voir votre pièce dans l’espoir de découvrir une écriture nouvelle, d’être remué par des enjeux scéniques inattendus, de partager avec vos personnages une parole crue et résolument contemporaine. Ne m’écriviez-vous pas que face à vos inquiétants Puritains, » l’institution a toujours globalement traîné la patte, mais un public enthousiaste et concerné est là qui grossit » ? C’était, pour le critique curieux que j’estime être, une promesse de plaisir à partager.
Avant d’entrer dans la salle du Lavoir Moderne Parisien, j’espérais donc moi aussi grossir les rangs de ce public enthousiaste et concerné. Ce ne fut pas le cas. Avant de venir à votre rencontre, j’avais également lu quelques articles louangeurs à votre sujet. Un » spectacle explosif » (Les Inrockuptibles), un » objet traumatique, brûlot manifeste, un joyau dramatique indéniable » « (L’Événement du jeudi). Libération est même allée jusqu’à parler d’une » pièce de théâtre complètement trash que toute la presse plan-plan a détesté « .
Mais revenons à vos gentils Puritains en costume-cravate et slips Petit Bateau. J’ai recherché en vaine matière à controverse dans votre puérile entreprise de pseudo-déstabilisation théâtrale. J’ai eu beau me gratter le crâne pour entrevoir la moindre possibilité de mini bataille d’Hernani version post-moderne, je n’y arrive pas. Où est le scandale, la » subversion réelle, tangible « , » la soif de liberté » que vous revendiquez dans votre » lettre fermée » adressée » aux institutions culturelles françaises » ? Qu’y – a -t-il de si dramatiquement révolutionnaire dans l’exhibition scénique de fantasmes homo ou hétéro qui font régulièrement le bonheur des adeptes beaufs des après-minuit de Canal + et des backrooms de province? Quel message subliminal, à caractère freudien, espérez-vous faire passer, en enfilant les poncifs érotico-bourgeois (papa-maman le-chien-et-moi !) qui alimentent toute la littérature bien baisante des années le-sida-il-ne-passera-pas-par-moi ?En voyant votre spectacle, je me rends compte que les fantasmes de la petite culotte sale, du touche-pipi avec des pincettes et du fais-moi-mal-mais-pas-trop ont encore de beaux jours devant eux. Cher David. Permettez que j’appelle par son prénom un jeune homme dont je connais l’anatomie malmenée, sur scène, par ses petites camarades du catéchisme. Cher David donc, je vous imagine assez intelligent pour ne pas croire qu’il suffit de parler de «poils de pubis», de montrer des guirlandes de testicules ou de mimer une partouze sur scène pour épater le bourgeois ou les adeptes libidineux des clubs échangistes de la campagne française chère à Renaud Camus. L’exhibition obscène et provocatrice n’a de sens au théâtre que si elle va au-delà des clichés esthétiques et commerciaux de la société du spectacle qu’elle entend déflorer. Un viol n’est pas un exercice de style. Au théâtre, il doit être une déflagration pour qu’il ne sombre pas dans le racolage douteux. Ne faites pas semblant de croire qu’on peut traiter sur des sujets jugés, selon vous » épineux par les instances théâtrales » telle l’anatomie du désir et ses multiples refoulements, en ressortant pour la énième fois le catalogue de la Redoute comme Bible de l’apprentissage des gestes de l’auto-érotisme adolescent et autres histoires de mères castratrices et d’enfants qui refusent la dictature phallique des pères.
Vous le savez bien, David. Genet, Pasolini, Koltès, Rez a Abdou et tant d’autres dynamiteurs du théâtre mondial sont allés beaucoup plus loin dans l’exploration subversive des forces obscures du désir et des traumatismes du corps qui jouit ou souffre. La différence avec votre œuvre pré pubère, c’est que leur théâtre avait la trique. La vraie. Pas celle qui se met en scène complaisamment, en adoptant les tics du langage télévisuel (façon Psy Show érotomane !) et les dialogues dopés au Viagra des mal baisés qui peuplent votre théâtre.
Rien de grave au demeurant. Vous n’êtes pas, cher David, le seul créateur à confondre la scène avec le divan de son psychanalyste et le théâtre avec le tout-à-l’égout. Vos Puritains sont de naïfs enfants qui pataugent dans le bac à sable de leur identité sexuelle un jour de pluie et s’imaginent que c’est le déluge. Vous dites que vous avez » l’enfance tenace « . C’est sans doute une qualité. C’est aussi parfois un défaut quand on reste, à 37 ans, au stade du caca-boudin et des slips Petit Bateau dont vos Puritains font au demeurant une publicité très convaincante. L’avenir du théâtre est peut-être, à vous croire, dans la lingerie enfantine 100 % coton.

ACHMY HALLEY (www.theatremag.com>20/06/00)

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Je reproduis ci-dessous la réponse que j’avais retournée à l’époque à M. Achmy Halley, notamment pour sa valeur historique. 😁

Il est amusant de constater combien la boule de cristal de ce visionnaire s’est révélée bien embuée en matière d’ « avenir du théâtre », quand on constate combien le nu et ses « guirlandes de testicules » qui semblaient tant le rebuter alors, ont fait florès 15 ans plus tard, sur les plateaux les plus en vue; sans parler de l’immense scène dédiée à la pornographie, que bon nombre avaient soif de consommer librement, et que s’est révélé être Internet …

De David Noir / Les puritains à Achmy Halley / Théâtre Magazine

Chère petite comète, (on a du souvent te la faire)

Il fait beau, le soleil brille, les enfants vont bien; ça va mercredi, ça va jeudi, ça va vendredi !

C’est moi, David Noir.

Ton adorable article pincé, mon petit critique malmené, ne me semble pas très adroit. J’en suis bien triste. Merci quand même pour tes deux pages mais tu aurais mieux fait de nous ignorer pour ne pas trahir ton trouble; c’eut été plus habile. Moi, tu vois, tu me troubles; je suis heureux de le reconnaître, sans ça je ne t’écrirais pas. Nous avons donc sûrement des accointances cachées, mais je n’irai pas voir lesquelles. Je ne vais néanmoins pas vraiment te répondre, ma petite boule de feu, car ton écriture sent trop le bon élève à son petit magazizine. Tu es quand même un gentil pitre de la plume et tu auras un bon point de ta rédaction. Comme je te le dis, mon chéri douillet, je ne vais pas reprendre tes arguments attendus. Non, je ne vais t’apprendre ni à lire, ni à écrire, ni à entendre, ni à voir. Adresse-toi à tes sensations intimes pour ça. Ma réponse aux petits canailloux délicats de ton espèce est déjà contenue en amont dans mon spectacle, et c’est bien pour ça que tu plonges avidement dans ta logorrhée véhémente. Je veux juste te signifier au passage, que je ne suis pas ton cher David, ni quoi que ce soit pour toi et que si l’envie te prend de t’adresser à moi sur ce ton une nouvelle fois, nous viendrons tous te voir à ton petit journal pour te faire tout plein de gros bisous. Tu sais, comme tout artiste égocentrique, je n’aime pas que l’on me fasse des critiques trop négatives parce que ça me fait tout triste après. C’est gentil par contre de me supposer intelligent, mais je le sais déjà et ça ne m’empêche pas de penser que tu ne l’es pas trop trop, toi. Moi, je n’aime pas te dire des méchancetés, alors j’arrête. Mais quand même, je trouve dommage que la beauté honteuse du touche-pipi qui a certainement fait aussi vaciller la candeur de ton enfance, t’échappe à ce point. C’est peut-être normal; nombre d’entre nous opte pour l’aveuglement à cette période difficile de la vie – trop peur sans doute. Je pense effectivement que tu banderas mieux en terrain reconnu, chez Genet, Koltès ou Pasolini, dont tu me sembles être un authentique découvreur. Un dernier mot encore, ma petite fouine; j’aimerais bien que ce courrier que je t’adresse soit publié sur ton petit site internet, face à ton gros pétard fumant qui doit encore faire des gros Boum Boum dans ta petite tête ; et ce, sans y changer un mot, merci.

Encore un mot (je suis impardonnable); c’est bien rigolo de constater que tu prends bien soin d’ignorer la forme de mon travail, un peu trop élaborée pour que tu la discernes c’est vrai (je suis impardonnable), mais que tu t’attelles férocement au fond ou ce qui te sembles l’être ; et qu’effectivement tout un chacun connait par coeur: le cul, le désir, la douleur, etc… Masturbe donc toi bien dans tes grands auteurs, et tente un enfilage rectal de La Recherche du Temps Perdu, tu m’en diras des nouvelles. Abstiens-toi, si tu veux mon avis, de traiter les membres du groupe de « petites copines »; l’homophobie a mauvaise presse ces derniers temps. Merci au passage pour Sonia dont je n’aperçois pas la chatte dans ta « guirlande de testicules ». La malheureuse t’a manifestement moins accroché. Je ne sais si elle s’en remettra. Tu es donc un vrai, un dur, un pur Puritain comme on les aime; de ceux qui revendiquent le « Toujours plus puissant », l’Original, le Génie, la Trique, la Vie à pleins poumons, et la Queue monumentale. Bref. un amoureux du fantasme sous toutes ses formes, malheureux du banal de la vraie vie, honteux de sa petite tache d’urine au fond de sa culotte, pour qui l’Art a nécessité de rendre l’humain « plus grand » qu’il n’est.

Malheureusement, tu ne vois rien, que ce qu’on t’a appris à voir; tu ne connais que la façade de ce joli théâtre qui t’attire et tu passes a côté de ton intimité fangeuse et délicate que tu méprises. Va donc grand homme ! Va bander comme tu rêves, petit coeur. Le théâtre que j’aime est bien le magnifique tout-à-l’égout que tu décris et les petits canards tout blancs dont tu es, sont bien en peine de tremper leurs plumes dans ses eaux saumâtres. Salut donc, brillante absence, bon vent, et fais toi une jolie queue en pensant à moi ; ça fera peut-être scintiller celle de ta courte comète.

DN.

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