Journal des Parques J-34

Blason - David Noir

C’est dimanche ; pas encore date du repos attendu, mais journée iconographique où il arrive qu’un petit collage remplace avantageusement un grand discours …

Blason - David Noir
Blason – David Noir – Soi, les autres, hier, demain, objectif –

Celui-ci, sous forme de blason, a été fait pour les besoins de mon bilan de compétences chez PK Consultant. J’ai adoré le faire. Si je ne dis pas de bêtises, car l’exercice date déjà de quelques mois, il me semble que la partie en haut à gauche représente la façon dont je me perçois ; à l’opposé à droite, c’est comment je pense que les autres me perçoivent ou bien comment je perçois mon rapport aux autres, ce qui n’est pas tout à fait pareil, bien sûr ; là j’ai un doute. En descendant, en bas, à droite, on a « d’où je viens » et à gauche « vers où je vais », toujours selon moi, cela va sans dire. Le centre de mon bouclier, puisque c’est comme ça que j’ai interprété l’idée du blason, symbolise mon projet.

C’est certainement la partie qui m’a le plus intéressé de faire. Mais toutes ont constitué et constituent encore d’ailleurs, les facette d’un miroir qu’il m’arrive de consulter, non pour lui demander confirmation que je suis bien la plus belle, ce qui serait parfaitement inutile, mais pour y chercher des formes nouvelles se dessiner dans les réponses des images des unes aux autres. C’est un peu comme un lac dont on connaîtrait les silhouettes du rivage depuis toujours, mais qu’on découvre différent selon les saisons et l’angle suivant lequel sa surface est frappée par la lumière.

Donc là, focalisant sur le centre, je vais détailler un peu, ne serait-ce que pour en rendre plus clairs les éléments qui le constituent. On y voit un bocal de formol contenant un cerveau humain de chimpanzé. Incrustés dedans, on y distingue mes proches, ex-amoureuses et ami/es, certain/es apparaissant plus où moins costumés en amishs. Toutes et tous ne sont pas sur l’image car il n’y avait pas assez de place dans ce cerveau là, mais il y en a assez dans ma tête. Le bocal est surmonté de quelques billets de 100 euros ; ça c’est facile à voir. Au premier plan à droite, on distingue, dans une habile composition directement inspirée du plafond de la chapelle Sixtine, un autoportrait en enfant fantôme dégingandé, agitant les bras par de grands moulinets et en face à gauche, lui faisant pendant, devant une double pupille prisonnière d’un œil écarquillé aux allures de vagin, un moulage de ma main droite en plâtre, index tendu.

Ce dernier désigne, posé là comme une bête paisible et solitaire qui ne justifie en rien l’agitation du petit gosse, mon sexe dans son entier, la bite moulée, saisie sur le vif en érection, le tout coulé en chocolat blanc. Je reviendrai dans un post ultérieur, sur le moulage de mes parties génitales en chocolat, afin de donner les détails techniques de l’opération aux plus curieux/ses d’entre-vous, mais sachez d’emblée, que le chocolat blanc, trop pâteux certainement du fait du sucre, se prête mal au coulage et rend les objets fragiles et difficile à démouler d’une pièce. D’un point de vue gustatif, symbolique autant que pratique, je préfère donc utiliser du chocolat noir. Mais ce sera l’objet d’un autre article.

Bon Dimanche, sous vos applaudissements comme il se doit et à vos ciseaux numériques ou réels si le procédé vous inspire. C’est la journée idéale pour s’y coller.