LES CAMPS DE L’AMOR – « Il faut préserver la chair intacte »

LES CAMPS DE L'AMOR - David Noir_Musique : Christophe Imbs - Photo Karine Lhémon - Le Générateur
LES CAMPS DE L'AMOR - David Noir - Musique improvisée : Christophe Imbs - Photo : Karine Lhémon - LE GÉNÉRATEUR.

Il y a un système. Et dans ce système, un mélange de genres et d’espèces. Les uns comme les autres sont de simples collages. Les dents de l’un, le chromosome de l’autre ; les fonctions vitales des unes, l’appétit sexuel des autres. Personne ne sait d’où ça vient, ni quand ça se finira. Ce sont pourtant des questions usuelles. D’où ça vient ? Quand ça finira ? Elles ont chacune leur sens. Presque toutes les questions ont un sens, des sens, intégrés à ce système et qui font ce système. La seule question qui n’en revête aucun est : Qui suis-je ?

Il y a aussi des phrases qui ont un sens de très faible portée, mais qui flottent usuellement dans le langage comme : Je vous ai donné rendez-vous. Mais vous n’êtes pas venu.

Un simple bouton radio permet à toute heure d’être connecté et de percevoir tous ces mots, ces convenances, ces banalités du quotidien, mais aussi ces râles d’agonie, de cruauté, de joie ; ces grognements, ces chansons, ces souffrances ; toute une collection de sons. C’est une importante activité entre les êtres que de tourner ce bouton et de produire ou faire entendre ces sons - jamais de silence.

Ce n’est pas la seule. Des images passent aussi, mais nous ne savons pas pourquoi. Les images, on les reçoit. Depuis que nous existons, nous les recevons sans les solliciter, sans jamais réellement les vouloir. Des sons également, mais nous avons appris à en proférer à notre tour. Tandis que des images, non. Nous n’en produisons pas. Nous sommes l’image. Nous en sommes les pixels. Nous la formons. Sans nous, pas d’image. Mais toujours des sons.

Surtout, ne cherchez pas un seul sens ; j’ai horreur des œuvres thématiques.

Aveugles, nous ne pourrions qu’entendre et nous saurions qu’il en existe d’autres, semblables à nous, rien qu’en les entendant. Quand je vois, je ne sais pas que je suis moi-même dans l’image ; que je suis l’image … passive. L’image est dangereuse car elle est passive. L’image de soi est un rêve passif ; le son, une résonance du réel, une information pratique, le relief de la pensée active. Les images de nos vies ne sont que des escroqueries, paraîtrait-il.

Pourtant, je me sens existant quand je me perçois au cœur de ce défilement iconographique si facile d’accès, technique et factice comme un montage de cinéma ; quand je peux me réduire à un dogme, au spectacle d’un divertissement, à une famille, à un univers social tout entier. Je voudrais bien lutter contre ça, mais SCRAP sans en rien dire, sans édicter un seul ordre - le fait-il seulement jamais ? - semble m’en dissuader par la caresse. Flatterie d’un collage d’images élogieuses. Pourtant, je sais bien, moi, que quand j’en suis là, résumé, déguisé sous l’apparence d’un dogme, d’un spectacle de divertissement, d’une appartenance à une famille, je suis une loque et non une personne. Spectateur béat de mon temps qui s’écoule, je suis une loque. Membre attitré d’un cercle familial, de confrères ou d’amis, je suis une loque. Je ne pense pas. Je ne suis pas.

Morceaux par morceaux, le groupe humain me démonte et me range dans ma boîte. Demain, il faudra tout reconstruire. Je suis ce beau château mis en pièces, propres et détachées, mais je suis aussi son contraire, un amalgame de jouets cassés. De ceci, SCRAP ne dit rien. C’est sans doute pourquoi mon amour est si faible, si peu désormais ou seulement sous la forme d’un sentiment instable. Son insipidité ne me gène pas véritablement, même si je sens que tout ce que j’éprouve pourrait se hisser plus haut, plus vite et moins mollement vers la surface. Je crois parfois l’atteindre. Il me semble que j’y suis déjà et à certains égards, j’y suis. Oui, je suis en profondeur et superficiel. Confusément, un repère m’indique que d’autres sentiments plus intenses existent encore quelque part, malgré l’uniformisation de rigueur et même, qu’ils pourraient perdurer toute une vie, comme la haine par exemple ou l’euphorique déni du réel.

Tenace. J’aime bien vivre ainsi. Sans savoir ce qui me tient en vie ni pour combien de temps encore.

Un jour, nous sommes allé dans ce bar où il y avait un hologramme de Marilyn qui répétait des extraits de chansons en boucle. Un ami m’a dit qu’elle buggait.

C’est à cause d’une ancienne machine, une sorte de juke-box visuel qui fonctionne encore avec des cd-rom, mais ça n’a pas d’importance. Ça donne même un certain cachet au virtuel, le bug, non ? Comme ça, on a moins l’impression qu’elle est véritablement morte. Comme souvent, c’est l’imperfection qui fait le style.

Quant à moi, je suis en passe de résoudre les conflits du désir, lui ai-je répondu. Il faut préserver la chair intacte ; ne rien vouloir modifier d’autrui. Passer à travers, oui, intact ; sans chuter, sans périr, sans souffler mot de son passage.

Marilyn a été un personnage public du genre féminin, je crois. On a même pu lire qu’elle fut une icône du genre féminin. Une sorte de symbole je crois.

Il existait bien sûr d’autres bars où les hologrammes fonctionnait mieux, où les lecteurs étaient plus récents. Mais nous aimions bien aller dans celui-ci. Nous en avions pris l’habitude. Le mode « rétro » nous allait bien.

Ailleurs, il y avait d’autres mots proférés, d’autres chansons, d’autres espaces mentaux qu’on pouvait sentir se dessiner entre les êtres. Ça fusait bien plus. C’était plus à la pointe de la technologie, mais nous nous comprenions mieux ici, dans ce cadre un peu passé de mode.

Ailleurs il y avait une chanson qui disait quelque chose comme il y a un truc qui flotte dans l’air. Je l’ai entendu une fois. Le début des paroles m’a marqué, mais je ne me souviens pas du reste.

Les rayures du CD, ça permettait de comprendre davantage ce que racontaient ces vieilles chansons au fond, même si nous ne pouvions jamais en entendre la suite. Finalement, ça en disait plus long que si nous avions eu l’intégralité des mots. C’était pour nous tous, encore une fois, un repère. On aurait pu dire aussi un repaire, mais je n’étais pas sûr alors que les expressions entendues phonétiquement puissent encore avoir plusieurs sens dans ces instants là.

De toutes façons, il était tard. La musique était devenue trop forte. Comme toujours à cette heure, on ne s’entendait plus.

LES CAMPS DE L'AMOR - Scrap II - (extrait du prologue) - Tous droits réservés - David Noir 2015 DNoir-LesCamps_Affiche_web5

Défense du masque Ulin

Défense du masque Ulin - David Noir
Défense du masque Ulin - Performance - David Noir - #frasq Galerie Nivet-Carzon - 31 mai 2014

Entendez la voix du monstre :

#frasq

Mesdames, Messieurs, suite à un mouvement de grève d’une certaine catégorie d’un genre personnel, nous ne sommes pas en mesure de vous présenter le programme prévu.

Veuillez nous excuser pour le gène occasionné.

 

Comme les enfants morts nés d’une poche trop serrée

Comme les chats sans regard sous un plastique noué

Comme le papier se gaufre

Comme l’éléphant se vautre

Dans tabou redouté

 

Je ne suis pas la monstruosité annoncée

Je suis un homme

Garçon

Je suis un être humain

 

Je ne fais pas trop de chichis, de manières de mon corps exquis,

De pas maint’nant, de je t’en prie

 

Tu vois là, à présent, je suis plus belle que toi.

Je me sens étranglement bien,

Voluptueusement pachydermique derrière la barri-crade de mes défenses empiriques

 

C’est le matin, j’ai froid

Débarrassé de l’urgence de saisir ta croupe, je m’auto suffis par essence

Plaie mobile, je saigne et pourtant je survis, vie, vie, vidéo

Je dois saisir mon appareil photo

Sculpter ce safari à mes oreilles frémissantes

Je m’imprime en 3 D la mélopée de mes cris de brousse

Je cherche désormais d’où suintent mes humeurs,

Tu vois, je pleure

Mais quelle horreur est-il ?

Sois gentil, dis-le moi car moi, je ne sens plus rien là

Plus rien pour me soulever le cœur

 

Comme le papier qui se gaufre

Comme l’éléphant qui se vautre

Dans tabou

J’aime le blazer désabusé qui épaule ma masculinité depuis l’orphelinat

 

Je suis homme

Je suis un être humain

Je suis virilité mais je manque de bras pour battre l’air autour de moi

J’ai ma queue comme chasse-mouches

 

Par mon appendice je m’accroche à vos bouches

Suprême collage génétique

Je trompe ainsi mon bon public

 

Ne reste donc pas bouche bée,

On n’admire pas les éléphants si on n’accepte pas les noirs

J’ croyais qu’ t’avais compris Babar

 

Salope !

Le mot salope est tempétueux.

Il excite, au rythme des passions phalliques,

 

Salope, celui et celle qui ne demande qu’à jouir 

Aime à jouir, ne cache pas son plaisir

À quatre pattes salope !

Ton fantasme va plus loin que ça

 

Au-delà des mots, salope !

Rêve d’une vulve endiablée,

Salope, étonnante beauté,

Pourquoi l’humilié fait vibrer ?

Mais qui baise-t-on au fond de ces contrées ?

 

La honte visse son trophée dans le mur de ma fébrilité

Chasse, accours, viens jusqu’à moi

Je ne connais pas ces gens qui courent, fêtards 

Je ne connais que leurs avatars

 

J’aime le blaser respectable qui m’épaule tout au long des couloirs où je retrouve les miens pour boire

 

Bien élevé, moi je vis comme un homme véritable

Les beaux mensonges sont bannis de ma vie raisonnable

Bobard hait la vieille dame aux genoux cagneux qui supplie : « Caresse mes cuisses déformées je t’en prie»

 

Eh les fentes manichéennes, il est trop tard pour m’aimer, vilaines,

Pour accueillir en noir et blanc le turgescent tourment de ma peine   

 

Remontée en substance de la semence de mon cerveau reptilien à hauteur de mon néocortex.

Retour primitif à mes vrais instincts qui eux seuls me veulent du bien.

Oui, en vérité je vous le dis, tout pouvoir est un abus

Tout effort de conviction, un viol avec pénétration.

 

Tu es prise au piège de mon foutre gluant, salope !

 

Ainsi les braconniers violents se sont soulagés dans ma chair jusqu’en dessous de ma peau épaisse

Dans la viande de ma viande, sous la rugueuse vigueur de mes fesses

 

Sans défense des barricades, je ne donne pas cher de la dépouille de nous autres dilettantes sexuels

J’urine à profusion sur vos simagrées de dévotion, de séduction

J’éventre le premier qui doute et même si j’en meurs empoisonné, je broute le textile des nations

 

Le voile me donne des vapeurs, laïques et obligatoires.

Tant pis, mon pied imposant, racorni te servira de porte parapluie.

 

Bientôt, nous irons nous coucher dans les cimetières d’en haut,

La connaissance est un fardeau

Il est temps de mourir idiot.

 

Les pénétrables sont aujourd’hui en élevage.

Les humains, qu’ils soient noirs, blancs, jaunes, élèvent le soumis comme les fourmis le font des pucerons.

Comme les fourmis le font des pucerons.    

 

Homme trop petit pour m’étreindre, je t’écris des mots simples pour qu’ils puissent entrer dans ta trogne.

 

Monstre heureux je ne suis pas comme toi car je me fous des choix qu’il faut faire pour mon bien.

Je fais avec mon handicap. Ç’eut pu être pire face aux chasseurs d’ivoire et d’ébène noir, qui débordent.

 

Humain, erreur du petit « a » jusqu’au grand « Z », tu t’es trompé de horde

Je te vois, jeune, filou, lointain, narcisse affamé de chair, lécher les bottes des puissants.

Je ne peux pas vouloir ta mort pourtant, mais ton espèce m’a m’oublié

Toi, tu me trahis, moi qui t’aimais, charmant.

 

Artifices et dégénérescences sociales résonnent dans ton coeur.

Tu pourris ma nature, adulte avide de vaincre et tu nuis à ceux de ma race.    

Être un homme, ce n’est pas toi et ta vie affairée.

Adulte, tu es enfant mal vieilli en panique à l’idée de te voir soupçonné d’un geste irresponsable.

 

Éducateur, gouvernant, décideur, dirigeant, mâle aux convictions fallacieuses, femelle en quête de reconnaissance douteuse,

Tu n’es qu’une bouse avec un costume autour.

 

Puisqu’on en est là ensemble, dans ce capharnaüm des horreurs, accepte cependant ma poigne dégénérée et couchons-nous de bonne heure.

 

Demain nous irons nous promener dans ton monde, faire le tour du propriétaire où t’es rien.

Que dis-tu de ce cadavre mutilé sur le bas côté du chemin ? De ce cadavre au sourire exquis ?

 

Pardon si je fais de la poésie, mais la mienne ne peut orner ta bibliothèque en teck.

Il y a cette haine qui ne peut cesser de se dire, venue de mon tréfonds millénaire

 

Mais tout ça, quelque part, tu n’y peux plus rien.

Car il faut bien manger, il faut bien jouir et aimer,

Il faut bien enfanter, il faut bien faire carrière,

Il faut bien faire passer pour des aptitudes ses connaissances légères.

Il faut bien adhérer aux lois du genre et de l’espèce.

Il faut bien obéir à tout ça.

Même si tout nous blesse

 

MLF hante encore ma nuque clairsemée, même si je ne crois guère pouvoir finir qu’empaillé par ces dames bien intentionnées

 

Aujourd’hui je vous invite toutes et tous à la ruine de mon biotope

Pour toujours et à jamais, bien solennellement devant vous, je marie la forêt

 

Retrait du masque. Visage affublé de prothèses.

 

Bonjour, bonjour les p’tits éléphants !

Alors comment ça va ce soir ?

 

Chanson

 

« Au printemps, au printemps, au printemps j’aurai 16 ans … »

Au Printemps - Marie Laforêt (1969) - Interprète : Marie Laforêt - Compositeurs : Pierre Cour / André Popp

 

Mesdames, Messieurs, suite à un mouvement de grève d’une certaine catégorie d’un genre très personnel, nous ne sommes pas en mesure de vous présenter le programme prévu.

Veuillez nous excuser pour le gène occasionné 

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© David Noir 2014

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... merci de votre curiosité ...

 

SCRAP – Rouge, baisée

David Noir - Scrap - tablette chewing-gum

Rouge, baisée.
Rose bonbon, radis noir, blue touffe et ready made,
L’émeute de chattes grises agrippe à toi ses poils, comme un velcro usé.
Les pussy sont carmin griotte, les autres, Judas Nana rosé,
Moscou rit sous sa cape élimée.
Femme, Homme produits de société. Quel intérêt d’y souscrire ?
Y a-t-il encore des parties géniales et génitales à jouer,
Pour que, dans une bouchée pleine, sauvagement happée, on puisse, amis mots, se causer ?

SCRAP Diary – 01 / Et volent les poissons …

SCRAP-DAVID NOIR-01
SCRAP-DAVID NOIR-01
David Noir - Collage SCRAP 1

Au cours d’une vie, on ne compte plus les moments où l’on n’est pas soi-même. Même tout seul, on peut avoir le sentiment de n’être pas en phase avec son être profond. On ne s’écoute pas. C’est plus tabou encore que de rêver violer des jeunes filles ou de fantasmer sur les corps des enfants. On ne se rêve pas. On a trop peur que ce soit un crime. Heureusement qu’il y a le masque pour aider à être. Mais on ne le respecte pas toujours. On n’ose pas lui donner son relief, en révéler la forme. Les acteurs de ce fait, sont bien souvent d’un ennui mortel. Ils ont tout entre les mains mais n’en font rien ou presque. Ils jouent juste proprement leur rôle. Ils s’infligent le devoir de servir, les pauvres. Quelle misère d’être un clown refroidi ; une viande froide en exposition dans la vitrine du mauvais traiteur.

Je sais combien c’est dur, mais il faut penser moins et ambitionner plus quand on s’octroie cette liberté. Elle ne se prend pas à demi. Ah oui ! Pauvre Jacques ! Ses demoiselles de roquefort ne sentent plus la rose, tant on en fait un fromage, par exemple. Une œuvre d’art, une fantaisie enchanteresse et puis vient soudain une étagère où poser l’œuvre et c’est fini.

Le culte de la beauté est une nuisance et la culture, une usine de conserves.

Comme si le but d’un artiste était d’étoffer la Fnac. Télérameur, sois maudit ! Elle pue, ton adoration des reliques.

Heureusement qu’une fois de temps en temps, quand on trouve l’énergie de passer à l’attaque, on arrive à arracher des lambeaux aux œuvres comme le ferait un brochet ou un piranha ; à tout passer au pilon, à tout réduire en molécules de création. Et alors là, c’est reparti. La poudre du père Limpinpin se réactive.

Le « pinpin », d’après le Wiky, désignait au 17 ème siècle, un homme crédule. Va pour l’andouille émerveillée face à l’illusion. J’en suis. Mais au diable, le/la collectionneur/neuse de beaux instants. Laisse-les donc échapper trou du cul ! Tu ne vois pas qu’ils dépérissent comme des oiseaux en cages tes précieux souvenirs ? Ouvre ta tronche et fais qu’ils rejoignent la matière. Dans le fantasme, tout est bon !

Colle-toi-z-y au lieu d’en avoir peur ; au lieu de vouloir être « quelqu’un » par tout ce que tu accumules. C’est parfois bien de mettre de côté, mais arrive le moment où il faut tout ressortir de ses placards ; tout foutre en l’air, en bas, en haut ; tout jeter en l’air pour que ça vole. Que ça s’agglutine et profite au renouvellement sanguin du monde, comme des sels minéraux et non comme des archives de la nécrose. La culture ne doit pas être l’adoration ou pire encore, le commerce vaticanesque des objets du culte, car tous les cultes sont mortifères ; tu le sais ça, voyons !

On l’a oublié ; ça paraît loin cette stupide insouciance, mais un jour, on se retrouvera, tout le monde ensemble ; on passera en force les guichets des banques et on fera voler les registres pour le plaisir de leur donner du travail. Il paraît qu’on en manque, hein chéri ? Ça ne serait pas méchant, n’est-ce pas, puisque tout est sur ordinateur ? Ce ne serait pas comme violer leurs maris et tuer leurs femmes, non ? Je ne sais pas. J’ai pas la notion du bon ordre des choses, mais toi, tu peux me le dire peut-être ?

On puise sa vie dans ce qu’on a vécu, pas de ce qui embarrasse le grenier ou décore sa tanière. Il en va de même pour les gens. Soi-même n’est pas une construction en dur.

Régénération - phase 1. Le collage gêne. Il faut savoir se mettre à la déchetterie pour bien renaître de ses Sandres. Non pas Didier et sa l'ayatollah Khomeini France aise. Plutôt le poisson carnassier et ses dents acérées de loup. « À mord, à mord je t’aime tant ». Déchiquette, tu digéreras mieux. Colle hic néfertitique et gros minet ! Il faut bien s’ingurgiter les chats pitres de l’Histoire, même si certains nous restent en travers de la gorge, pour que Chie dans la colle aboie. Couché !

Arrête, arrête voyons. Et volent les poissons carnassiers … brrr !