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Les Justes-Story

Les Justes-Story de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir - Photo Karine Lhémon
Les Justes-Story - Intro
[videojs webm="http://www.davidnoir.net/videos/David Noir_LES_JUSTES_2015_HD_part_01.webmhd.webm"]
LES JUSTES-STORY  Version longue intégrale

Captation : Aline Silhouette – Janvier 2002 – Le Trianon – Paris

LES JUSTES STORY

Texte et mise en scène DAVID NOIR

CIE La Vie Est Courte

SONIA CODHANT / JEAN-HUGUES LALEU / MIGUEL-ANGE SARMIENTO / JEAN-FRANÇOIS REY / STÉPHANE DESVIGNES / JÉROME COULOMB / PHILIPPE SAVOIR / JACQUES MEYSTRE / DAVID NOIR  / CHANT : ANY TOURNAYRE

COMEDIE MANGA-MUSICALE CLOWNESQUE 100% HAINEUSE

PRISE D’OTAGES – STOP – LA TÉLÉ SUR UN PLATEAU – STOP – MÉDIA MÉDIA DANS LA BOUE TE TRAÎNERA – STOP – FAIS MOI JOUIR AVEC TON MOLIÈRE – STOP – ÇA SENT BON LES VACANCES ET L’ODEUR DE TES FESSES – STOP – HAINE DE TOI MON AMOUR – STOP – ÇA PEUT PAS ÊTRE PIRE QUE CE QUE TU CONSOMMES DÉJÀ – STOP –

MORTS CERTAINES

T’es pas prêt d’en voir toi des suçons sur ton cul. Tu crois que t’en as pas assez reçu des claques. T’en veux pas d’autres des fois gourdasse ?! T’es qu’une couche de sperme sur une tartine de merde. De quoi ? Mais non, j’ai dis « de miel ! » Plouquette va ! Tu peux pas faire un geste.

En l’occurrence, le bon geste, c’est l’imprécision espèce de pourriture mentale. Blouse blanche, paillette, et maquillage. L’institution nous endoscope, quand le privé nous tripote. Et rote, et pète, et chie. Sally pète et chie, elle aussi. Une grande famille en or. Les bons cons font les bons amis. Putain, j’ai les seins qui débordent du Palais des Congrès !

« La polygamie ! La polygamie ! »

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LES JUSTES-STORY  Version longue intégrale

Captation : Aline Silhouette – Janvier 2002 – Le Trianon – Paris

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Les Justes-Story de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir - Photo Karine Lhémon
Les Justes-Story - Intro
[videojs webm="http://www.davidnoir.net/videos/David Noir_LES_JUSTES_2015_HD_part_01.webmhd.webm"]
LES JUSTES-STORY  Version longue intégrale

Captation : Aline Silhouette – Janvier 2002 – Le Trianon – Paris

LES JUSTES STORY

Texte et mise en scène DAVID NOIR

CIE La Vie Est Courte

SONIA CODHANT / JEAN-HUGUES LALEU / MIGUEL-ANGE SARMIENTO / JEAN-FRANÇOIS REY / STÉPHANE DESVIGNES / JÉROME COULOMB / PHILIPPE SAVOIR / JACQUES MEYSTRE / DAVID NOIR  / CHANT : ANY TOURNAYRE

COMEDIE MANGA-MUSICALE CLOWNESQUE 100% HAINEUSE

PRISE D’OTAGES – STOP – LA TÉLÉ SUR UN PLATEAU – STOP – MÉDIA MÉDIA DANS LA BOUE TE TRAÎNERA – STOP – FAIS MOI JOUIR AVEC TON MOLIÈRE – STOP – ÇA SENT BON LES VACANCES ET L’ODEUR DE TES FESSES – STOP – HAINE DE TOI MON AMOUR – STOP – ÇA PEUT PAS ÊTRE PIRE QUE CE QUE TU CONSOMMES DÉJÀ – STOP –

MORTS CERTAINES

T’es pas prêt d’en voir toi des suçons sur ton cul. Tu crois que t’en as pas assez reçu des claques. T’en veux pas d’autres des fois gourdasse ?! T’es qu’une couche de sperme sur une tartine de merde. De quoi ? Mais non, j’ai dis « de miel ! » Plouquette va ! Tu peux pas faire un geste.

En l’occurrence, le bon geste, c’est l’imprécision espèce de pourriture mentale. Blouse blanche, paillette, et maquillage. L’institution nous endoscope, quand le privé nous tripote. Et rote, et pète, et chie. Sally pète et chie, elle aussi. Une grande famille en or. Les bons cons font les bons amis. Putain, j’ai les seins qui débordent du Palais des Congrès !

« La polygamie ! La polygamie ! »

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LES JUSTES-STORY  Version longue intégrale

Captation : Aline Silhouette – Janvier 2002 – Le Trianon – Paris

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ET SI C’ÉTAIT VOUS  ?

Et si c'était vous ? - David Noir
David Noir - Et si c'était vous ?

Je mets l’ange

De la nocivité des administrations culturelles de l’Etat

Le mouvement de dégradation de la protection sociale dans son ensemble et du soutien aux équipements culturels en particulier, s’accélère dans notre pays. Tout le monde hormis ceux en charge de redresser la barre semble s’accorder pour en convenir. Inutile d’en vouloir à ces derniers de cette malheureuse mauvaise foi, l’esprit politicien est conçu pour nier les évidences. Lire la suite

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Le grand E

Anne Dreyfus - Le grand écart
Anne Dreyfus - Le grand écart

Anne Dreyfus – Le Grand Ecart

A Dreyfus vs revival P Bausch

Un soir, mortelle et claudicante reconstitution d’un ballet de Pina Bausch. Administration du théâtre en souffrance qui les reçoit : pas mieux. Le grotesque de toutes parts est à son comble. Le pleurnichement et la beauté sont censés se rejoindre en un suprême hommage au labeur.

Quelques jours plus tard, l’inverse. Lire la suite

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La Marseillaise

La Marseillaise
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"Les Justes-story" vu par La Marseillaise
La Marseillaise

« David Noir chante l’insupportable »

par Jean-Louis Châles

La Marseillaise

du VAUCLUSE

LUNDI 15 JUILLET 2002
N° 17387

FESTIVALS

AVIGNON/OFF

« LES GRANDES PERSONNES SONT BIEN ÉTRANGES… »

Deux spectacles qui n’ont apparemment rien à voir, l’un affiche une révolte écorchée vive, l’autre ressuscite un drôle de petit bonhomme qui ne trouve aucune réponse aux questions essentielles.

Deux spectacles qui attisent les feux de nos réflexions sur les fausses valeurs imposées par un capitalisme triomphant, aveugle aux sentiments, géniteur de besoins absurdes et anesthésiants.
Entre 1943 et l’an 2000, le cancer s’est propagé. Les espoirs utopiques d’un Saint Exupéry engagé dans la tourmente de la guerre (qui aura raison de lui) se heurtent et se dissolvent dans le pessimisme rouge sang du bien nommé David Noir.

Les Justes-Story

Sur le plateau, un foutoir invraisemblable où trône une cuvette de WC. Un écran, au fil du spectacle, affiche des photos pornographiques en accord avec le propos tenus par une troupe de clowns déjantés, mus par une haine extirpée du plus profond de leurs entrailles. David Noir chante l’insupportable: les jeux débiles d’une télévision qui a perdu la tête, les discours murés des politiciens, le sirop écœurant de certaines chansons de variétés dont il détourne âprement les paroles, l’envahissement incontrôlé de la pornographie où chacun tente de soigner ses frustrations. Il est beaucoup question de sexe dans ce ras-le-bol généralisé. Les Justes appellent les choses par leur nom, et, comble du pied-de-nez à la bienséance, montrent ce que l’indécence de notre société suggère et qu’on ne lit en général que dans le filigrane de nos blessures non avouables. La génération de l’après 68 en prend plein la gueule, comme l’image de ce père qui, dès sa naissance, viole son fils par son indécrottable conception de la virilité. David Noir ne pardonne pas les bravos qui ont salué, dans des temps plus anciens, les propos d’un Pétain acclamé par le peuple français. Il gratte les béances de notre mauvaise conscience : « assez de ces valeurs sûres, certainement pas gentilles ». Aujourd’hui pour endormir le peuple, on lui balance de honteux « Loft Story», nouvelle formule des jeux du cirque, où l’on réclame encore plus de sang, encore plus de sexe. Assister à une représentation des « Justes», c’est accepter un décrassement des oreilles et des yeux, mais surtout de notre cervelle engourdie. Et tant pis si le propos de David Noir s’englue dans les stéréotypes de la culture gay : travestis et hauts talons, Mylène Farmer et comportements maniérés (une autre forme d’emprisonnement). Sa poésie sèche, brutale, malodorante, pourrait percer des horizons plus clairs dans une société où il ferait bon vivre. Non pas dans un honteux confort tandis qu’on extermine ailleurs, mais dans la sincérité de ses rapports avec l’autre. Beau combat.
(…)

J.L. Châles
« Les Justes-Story », tous les jours à 20h au PulsionThéâtre (strictement interdit au moins de 18 ans).
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Epok

Epok
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"Les Justes-story" vu par Epok
Epok

« NOIR c’est noir »

par Pierre Notte

EPOK

LE MAGAZINE DE LA FNAC

N°28 JUILLET / AOÛT 2002
Notre EPOK en vue
PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE NOTTE
THEÂTRE

NOIR c’est noir

Censuré par Pierre Cardin qui l’a déprogrammé de son espace, le spectacle Les Justes, de David Noir, enquille scènes gore, porno-trash et vitupérations haineuses contre la société du spectacle et la beauferie généralisée. Le sang va couler à Avignon. Explications.

EPOK : Faut-il sortir son sexe pour faire du théâtre ?

DAVID NOIR : Absolument. Et pire: il faut avoir envie de tuer. Les Justes humilient tous les faiseurs de théâtre. À Avignon, je veux éradiquer ceux qui ne m’aiment pas, les officiels du in comme les crados du off. Les Justes, c’est contre le théâtre paternaliste des collaborateurs, celui des pères, qui donnent du commentaire, du confort et du consensus. Nous, on veut donner de l’amour.

EPOK : C’est plutôt de la haine qui suinte des Justes

DAVID NOIR : L’amour est plus complexe que chez Walt Disney !
Il faut en finir avec les conventions des petits couples ou des héros de guerre. Il faut tout reconstruire. L’amour est une affaire collective qui passe par le domptage des névroses et des violences. On est à l’époque du Veau d’or, et tout est à refondre. Il faut éradiquer la télé, entre autres médias, qui dresse l’individu contre la société. Je hais l’image de l’homme médiatisé: ce bœuf qui s’identifie à des bœufs! La manipulation qui consiste à rassurer tout le monde par des clichés d’ordre nazi : le bien, le mal et Le Pen, me révulse. Le monstre est en nous. Et la haine fait plus de bien à l’amour que la complaisance.

EPOK : C’est pourquoi il faut jouer la violence et le porno ?

DAVID NOIR : Si c’était violent, on ferait saigner quelqu’un! C’est seulement ludique! Pourquoi ce décalage entre ce qu’on pense et ce qu’on fait? On n’a même plus le droit de penser qu’on peut être un meurtrier! Si on ne reconnaît plus qu’on peut vouloir tuer, on va vers la théorie aryenne du surhomme. Les babas cool de gauche qui nient la pensée haineuse sont les premiers Aryens! Cette veulerie populaire a amené le nazisme, la collaboration et tout le reste. Ça suffit.

LES JUSTES – STORY V.1 DU 5 AU 27 JUILLET,
PULSION THÉÂTRE, AVIGNON.
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Cassandre

Cassandre
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"Les Justes-story" vu par Cassandre
Cassandre

« Le théâtre sort ses griffes »

par Alexandre Wong

Cassandre

Le principe d’économie

par Alexandre Wong
N°47 mai – juin 2002

LE THEATRE SORT SES GRIFFES

(légende image/ Dessin: Alexandre Wong)
Extrait (Cliquez sur la vignette de l'article pour voir l'original)
Tristesse et admiration. Comment ne pas éprouver ces deux sentiments devant le travail de dramaturges, de metteurs en scène, de comédiens, de scénographes, de directeurs de théâtre qui agissent avec les moyens du bord, au jour le jour, ignorés des institutions et des médias, dans l’incertitude de pouvoir reprendre ou de créer un nouveau spectacle, rééquilibrant sans cesse un budget déficitaire, seuls à porter une entreprise dont ils ne peuvent plus se séparer tellement elle dépend de leur force ?
On les entend souvent dire qu’il y a une nécessite intrinsèque à faire ce qu’ils font, qu’ils avancent malgré tout, avec ou sans gloire. Ils s’affirment. C’est dans cette affirmation d’eux-mêmes, qu’on perçoit, non pas un quelque chose à dire, un simple contenu à déverser, mais le désir conscient ou inconscient d’imposer une manière de voir durable qui, précisément, ne se dit pas d’un seul coup sans paraître un peu mince.

Contre tout bon sens, ils s’obstinent à montrer ce qu’ils font et savent faire sur des scènes obscures, devant un public qu’ils ont eux-mêmes convoqué, sur des périodes qui parfois, n’excèdent pas trois jours. À quoi bon, dans ces conditions, se battre, montrer ce qu’on ne voit pas ? À moins de les croire modestes et résignés, ce qu’ils ne sont pas, juste capables de préparer des fêtes de fin d’année, donc sans ambition, et surtout, sans exigence, on ne comprend pas très bien comment ils ne se laissent pas décourager par le manque d’intérêt (sans dire le mépris) qu’on porte a une aventure d’autant plus périlleuse qu’ils n’ont souvent derrière eux aucun soutien logistique pour la conduire. Dire qu’ils ont du talent ne veut rien dire ; dire qu’ils sont courageux est évident. Comparables aux auteurs et metteurs en scène des grandes scènes nationales et privées, il ne leur manque que d’exister.

Fabien Arca, Carlotta Clerici, Harold David, David Noir, Nathalie Saugeon, Adrien De Van : ces auteurs et metteurs en scène, bien que très opposés dans leurs orientations, ont au moins cela de commun qu’ils réussissent à manifester une très grande rigueur et cohérence avec les moyens limités dont ils disposent. Une pareille économie, ce « minimalisme des moyens », caractérise en retour un théâtre qui, loin de rechercher à cacher ses misères ou à les étaler pour s’en plaindre, use de sa pauvreté matérielle, opportunément et positivement afin d’aller à l’essentiel, de faire ressortir des éléments irréductiblement théâtraux.
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La dernière création de David Noir, « Les Justes story », légitime héritière de la précédente, « Les Puritains », comparée à son clone monté au théâtre de la Colline (« Asservissement sexuel volontaire » de Pascal Rambert), a au moins cela pour elle qu’elle ne doit de compte à personne:
Elle s’alimente de ses propres fantasmes et formule par elle-même ses critiques sans rien attendre de l’institution, de la reconnaissance sociale ou des effets de mode. L’autarcie forcenée qui en résulte la fait ressembler à ces astres errants qui attirent à eux ce qui se trouve sur leur chemin: un public d’avertis qui partage avec l’auteur et ses comédiens des références communes tirées de la culture populaire de leur enfance (bd, mangas, feuilletons et shows télé, jouets…), public qui s’engage aussi dans les mêmes luttes idéologiques dirigées contre le « tout est échangeable » du monde surlibéral. Formant une société à lui seul, n’ayant besoin que de lui-même pour exister, le théâtre de David Noir est l’application extrême du principe d’économie.
…/…
David noir, quant à lui, en projetant sa propre personne (son imaginaire et ses idées) sur son public, collectivise la pratique de la performance.
S’il y a un « théâtre pauvre », cette pauvreté est la garantie de son renouveau.