Articles

,

Elle

ELLE

Cliquez sur la vignette de l'article pour voir l'original
12 mai 2003

FESTIVAL LE THEÂTRE SE DÉSHABILLE

Quoi de neuf au théâtre ? Le Festival d’Avignon étant en voie de mémérisation patente, la réponse pourrait venir de Rouen. Après tout, il y a aussi un fleuve et des ponts dans la capitale normande. Et on s’y intéresse de près au spectacle vivant. La preuve avec « Corps de textes », deuxième édition, ambitieux rassemblement consacré à la découverte d’auteurs vivants, français et étrangers, dramaturges mais aussi chercheurs. Spectacles, rencontres, salons autour de lectures commentées, les passionnés de l’écriture théâtrale, de ses formes, de ses enjeux, de son avenir et de sa géographie ne sauront plus où donner de l’oreille. Les plus fripon(ne)s choisiront peut-être la section « limites », interdite aux enfants, qui s’interrogera, les 16 et 23 mai, sur les frontières de ce qui peut être représenté sur scène – littéralement: l’obscénité. Un programme non seulement sulfureux, mais plutôt prestigieux, avec des textes de Michel Foucault et du poète Pierre Guyotat, une adaptation de « La Vie sexuelle de Catherine M. », et, en guest-star de la nuit, Xaviera Hollander. 1/ y a vingt ans, cette Néerlandaise peu farouche avait fait scandale avec des confidences très olé-olé. Aujourd’hui, elle se consacre au théâtre et raconte son enfance. L’impudeur mène à tout. Et la curiosité, en Seine-Maritime.

G.V.

« Corps de textes », à Rouen, du 13 moi au 18 juin. (Programme au 02 35 70 22 82.)
,

Elle

ELLE

Cliquez sur la vignette de l'article pour voir l'original
12 mai 2003

FESTIVAL LE THEÂTRE SE DÉSHABILLE

Quoi de neuf au théâtre ? Le Festival d’Avignon étant en voie de mémérisation patente, la réponse pourrait venir de Rouen. Après tout, il y a aussi un fleuve et des ponts dans la capitale normande. Et on s’y intéresse de près au spectacle vivant. La preuve avec « Corps de textes », deuxième édition, ambitieux rassemblement consacré à la découverte d’auteurs vivants, français et étrangers, dramaturges mais aussi chercheurs. Spectacles, rencontres, salons autour de lectures commentées, les passionnés de l’écriture théâtrale, de ses formes, de ses enjeux, de son avenir et de sa géographie ne sauront plus où donner de l’oreille. Les plus fripon(ne)s choisiront peut-être la section « limites », interdite aux enfants, qui s’interrogera, les 16 et 23 mai, sur les frontières de ce qui peut être représenté sur scène – littéralement: l’obscénité. Un programme non seulement sulfureux, mais plutôt prestigieux, avec des textes de Michel Foucault et du poète Pierre Guyotat, une adaptation de « La Vie sexuelle de Catherine M. », et, en guest-star de la nuit, Xaviera Hollander. 1/ y a vingt ans, cette Néerlandaise peu farouche avait fait scandale avec des confidences très olé-olé. Aujourd’hui, elle se consacre au théâtre et raconte son enfance. L’impudeur mène à tout. Et la curiosité, en Seine-Maritime.

G.V.

« Corps de textes », à Rouen, du 13 moi au 18 juin. (Programme au 02 35 70 22 82.)
,

le dauphiné VAUCLUSE

Les Innocents de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir - Photo Karine Lhémon

par Thierry Alcaraz

« Les Innocents : Polochons, chaînes et morale »

Le Dauphiné Vaucluse

Cliquez sur la vignette de l'article pour voir l'original

Jeudi 24 juillet 2003

« Les Innocents » : Polochons, chaînes et morale

Au théâtre Pulsion à 22 h

Avec intelligence, le metteur en scène, David Noir nous fait rentrer sensiblement dans un cadre, hors cadre, le cadre d’un droit à la jouissance pour la jouissance et simplement, pour ça. La nudité est de mise et le jeu du sexe s’avère important. Nous sentons qu’il est parfois bon de se découvrir avec humour. Certes; c’est une farce où nous rions. Alors tout doucement, les acteurs, chanteurs êtres humains nous redonnent un message légèrement plus provocateur. Des textes qui tirent vers l’absurde, courts mais efficaces et détonateurs de réactions. On pourrait se poser la question « pourquoi ces vidéos pornos ? » On pourrait aussi répondre « pourquoi pas ». C’est tout le principe du travail de cette équipe. Mais au-delà de cela, serait-il immoral de voir une fellation en groupe ? Oui, ça dérange, mais ce n’est peut-être pas eux qui nous dérangent mais plutôt une société qui nous demande de moins en moins nous émouvoir et d’éviter les érections intempestives. Cette pièce est en train de nous dire de ne pas avoir honte de notre sexualité et surtout pas de ses particularités. Il est rare de voir des gens qui ne trichent pas, pas de slip couleur chair, pas de nudité voilée. Mais au-delà de ce rapport à la « poilitude » il se passe sur le plateau un monde de déraison, qui nous fait apercevoir que l’ensemble de la société est folle, malade, qu’elle avance vers une crise annoncée. Tout au long de la pièce, que ce soit la poupée Barbie ou les grands créateurs au portefeuille aussi grand que leurs décors, tout le monde en prend pour son grade. Il y a aussi dans ce spectacle, une question posée : « Que se passerait-il si nous libérions tout le monde, toutes les consciences, de l’emprise morale de censure ? » Une dernière musique démarre, la lumière des gradins s’allume et les comédiens nous invitent à une dernière danse libératoire, comme une nouvelle façon d’applaudir, d’adhérer. Nous nous apercevons, par notre impossibilité de répondre à cette invitation, qu’une fois sortis des règles, nous sommes handicapés. Le décor se range, des clowns au nez noir balayent le plateau comme des enfants après une grande bataille de polochons et de petits soldats. Maintenant, il est de notre ressort de savoir si nous voulons un monde de jouissance ou un monde de castration. Merci monsieur le « metteur », merci mesdames et messieurs les acteurs. Un grand moment jouissif.

Thierry ALCARAZ
, , , , , , ,

Retour d’Erosphère

David Noir - Retour d'Erosphère
David Noir - Retour d'Erosphère

David Noir – Retour d’Erosphère

libertin: (du latin libertinus, « esclave qui vient d’être libéré », « affranchi »

Bien qu’ayant vécu un triolisme amoureux fondateur et quelques autres passions menées activement de front, je ne suis pas un libertin. Pourquoi ? Parce que, très vite, les relations aux autres m’envahissent mentalement et mon travail en est perturbé. Lire la suite

, , , , , , , , , , , ,

Journal des Parques J-36

David Noir - La Toison dort - Photo Karine Lhémon
David Noir - La Toison dort - Photo Karine Lhémon

David Noir – La Toison dort – Photo Karine Lhémon

Ne sens-tu pas le vent tourner ?

Le vent porteur de ce qui était honteux devenir légitime ? Le radeau chaotique de la morale moralisatrice sous tes pieds s’ébranler ?

Hélas, non, bien sûr.

Le thème du zoo humain, du type de celui dans lequel on exhiba des kanaks durant l’exposition coloniale de 1931, m’inspire depuis toujours. J’y jouais déjà étant enfant, en m’installant dans ma chambre à demi nu, derrière des barricades de fortune Lire la suite

, , , , , , , ,

Journal des Parques J-44

David Noir - Porno vs Erotisme
David Noir - Porno vs Erotisme

David Noir – Porno vs Erotisme

PORNO vs EROTISME

Quand tu jouis…

Lire la suite

, , , , , , , ,

À mes yeux

David Noir _ Jazon dans "La Toison dort"
David Noir - Jazon dans "La Toison dort"

David Noir – Jazon dans « La Toison dort »

Il est fréquent de rencontrer chez un public, amateur et professionnel confondus,

le désir et l’attente d’être bouleversé

secoué émotionnellement ou emporté par une spirale de sentiments grandioses face au spectacle auquel il est venu assister. C’en serait presque une loi, un gage absolu de qualité. La chose représentée n’aurait de sens – d’autant plus dans le cas de propositions abstraites qui en seraient par là, sauvées – que si elle provoquait cette secousse Lire la suite