Articles

, ,

La peau sur les zoos

David Noir - La peau sur les zoos - Photo Karine Lhémon
David Noir - La peau sur les zoos - Photo Karine Lhémon

David Noir – La peau sur les zoos – Photo Karine Lhémon

Performance

Du traitement de la nature qui l’environne à lui-même, l’homme en a trophée

Une proposition de David Noir à l’occasion de La Nuit des Musées

le 20 mai 2017 au Musée de la chasse et de la nature

Lire la suite

, , , , , , ,

Pourquoi du croc se décarcasse

Les camps de l'Amor_David Noir_Photo Karine Lhémon_Le Générateur
Les camps de l'Amor_David Noir_Photo Karine Lhémon_Le Générateur

Les camps de l’Amor

It’s alive !

Scrap poursuit sa route dans l’esprit de qui a souhaité en saisir des bribes et en arracher des lambeaux au passage.

Pas d’autre ambition pour cette mosaïque de sens et d’impressions Lire la suite

, , ,

LES CAMPS DE L’AMOR – David Noir – Christophe Imbs – teaser – 2

David Noir - Sade nu
David Noir - Sade nu

David Noir – Sade nu

 

LES CAMPS DE L’AMOR

du 3 au 7 mars 2015 à ANIS GRAS, le lieu de l’autre

Lire la suite

, , ,

Voix de la disparition

http://davidnoir.com/wp-content/uploads/2017/04/David_Noir_Fauve_de_cinema_big.jpg
David Noir - Fauve de cinéma

David Noir – Fauve de cinéma – Pastel

Les artistes crèvent

C’est ce que je crois, au-delà d’une formule de comptoir (bien que l’on parle sûrement assez peu des artistes aux comptoirs), prononcée à l’emporte-pièce.

Ils crèvent comme tant d’autres espèces animales qui voient leur territoire se restreindre à cause de l’envahissement de leurs terres par les hommes.

On transforme leurs espaces sauvages en parcelles cultivables ; on défriche ; on abat Lire la suite

, ,

Une visite inopportune

Une visite inopportune - Copi - Athénée
Une visite inopportune - Copi - Athénée

Une visite inopportune – Copi – Athénée

Je n’ai pas l’intention d’utiliser ce blog pour y publier de la critique de spectacles et d’ailleurs je ne suis pas payé pour ça. Néanmoins je post ici une simple réaction et non une analyse, à la pièce de Copi, « Une visite inopportune » montée à l’Athénée et dont j’ai vu une représentation hier. Lire la suite

,

Cassandre

Cassandre

[vc_row css= ».vc_custom_1502657594269{margin-top: -50px !important;} »][vc_column][templatera id= »17847″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/6″][templatera id= »17620″][/vc_column][vc_column width= »1/6″ css= ».vc_custom_1502657511642{padding-top: 10px !important;padding-bottom: 10px !important;} »][templatera id= »17871″][/vc_column][vc_column width= »1/6″][vc_single_image image= »17874″ img_size= »300×199″ style= »vc_box_shadow » onclick= »custom_link » link= »http://davidnoir.com/wp-content/uploads/2002/05/cassandre_06b.jpg »][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_single_image image= »17873″ img_size= »348×189″ css_animation= »left-to-right »][vc_column_text css_animation= »top-to-bottom »]

« Le théâtre sort ses griffes »

[/vc_column_text][vc_custom_heading text= »par Alexandre Wong » google_fonts= »font_family:Josefin%20Slab%3A100%2C100italic%2C300%2C300italic%2Cregular%2Citalic%2C600%2C600italic%2C700%2C700italic|font_style:300%20light%20italic%3A300%3Aitalic »][/vc_column][/vc_row][vc_row bg_type= »bg_color » bg_color_value= »rgba(0,0,0,0.01) »][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1502705892363{padding-top: 8px !important;padding-right: 8px !important;padding-bottom: 8px !important;padding-left: 8px !important;background-color: rgba(255,255,255,0.7) !important;*background-color: rgb(255,255,255) !important;} »]

Cassandre

Le principe d’économie

par Alexandre Wong
N°47 mai – juin 2002

LE THEATRE SORT SES GRIFFES

(légende image/ Dessin: Alexandre Wong)
Extrait (Cliquez sur la vignette de l'article pour voir l'original)
Tristesse et admiration. Comment ne pas éprouver ces deux sentiments devant le travail de dramaturges, de metteurs en scène, de comédiens, de scénographes, de directeurs de théâtre qui agissent avec les moyens du bord, au jour le jour, ignorés des institutions et des médias, dans l’incertitude de pouvoir reprendre ou de créer un nouveau spectacle, rééquilibrant sans cesse un budget déficitaire, seuls à porter une entreprise dont ils ne peuvent plus se séparer tellement elle dépend de leur force ?
On les entend souvent dire qu’il y a une nécessite intrinsèque à faire ce qu’ils font, qu’ils avancent malgré tout, avec ou sans gloire. Ils s’affirment. C’est dans cette affirmation d’eux-mêmes, qu’on perçoit, non pas un quelque chose à dire, un simple contenu à déverser, mais le désir conscient ou inconscient d’imposer une manière de voir durable qui, précisément, ne se dit pas d’un seul coup sans paraître un peu mince.

Contre tout bon sens, ils s’obstinent à montrer ce qu’ils font et savent faire sur des scènes obscures, devant un public qu’ils ont eux-mêmes convoqué, sur des périodes qui parfois, n’excèdent pas trois jours. À quoi bon, dans ces conditions, se battre, montrer ce qu’on ne voit pas ? À moins de les croire modestes et résignés, ce qu’ils ne sont pas, juste capables de préparer des fêtes de fin d’année, donc sans ambition, et surtout, sans exigence, on ne comprend pas très bien comment ils ne se laissent pas décourager par le manque d’intérêt (sans dire le mépris) qu’on porte a une aventure d’autant plus périlleuse qu’ils n’ont souvent derrière eux aucun soutien logistique pour la conduire. Dire qu’ils ont du talent ne veut rien dire ; dire qu’ils sont courageux est évident. Comparables aux auteurs et metteurs en scène des grandes scènes nationales et privées, il ne leur manque que d’exister.

Fabien Arca, Carlotta Clerici, Harold David, David Noir, Nathalie Saugeon, Adrien De Van : ces auteurs et metteurs en scène, bien que très opposés dans leurs orientations, ont au moins cela de commun qu’ils réussissent à manifester une très grande rigueur et cohérence avec les moyens limités dont ils disposent. Une pareille économie, ce « minimalisme des moyens », caractérise en retour un théâtre qui, loin de rechercher à cacher ses misères ou à les étaler pour s’en plaindre, use de sa pauvreté matérielle, opportunément et positivement afin d’aller à l’essentiel, de faire ressortir des éléments irréductiblement théâtraux.
…/…
La dernière création de David Noir, « Les Justes story », légitime héritière de la précédente, « Les Puritains », comparée à son clone monté au théâtre de la Colline (« Asservissement sexuel volontaire » de Pascal Rambert), a au moins cela pour elle qu’elle ne doit de compte à personne:
Elle s’alimente de ses propres fantasmes et formule par elle-même ses critiques sans rien attendre de l’institution, de la reconnaissance sociale ou des effets de mode. L’autarcie forcenée qui en résulte la fait ressembler à ces astres errants qui attirent à eux ce qui se trouve sur leur chemin: un public d’avertis qui partage avec l’auteur et ses comédiens des références communes tirées de la culture populaire de leur enfance (bd, mangas, feuilletons et shows télé, jouets…), public qui s’engage aussi dans les mêmes luttes idéologiques dirigées contre le « tout est échangeable » du monde surlibéral. Formant une société à lui seul, n’ayant besoin que de lui-même pour exister, le théâtre de David Noir est l’application extrême du principe d’économie.
…/…
David noir, quant à lui, en projetant sa propre personne (son imaginaire et ses idées) sur son public, collectivise la pratique de la performance.
S’il y a un « théâtre pauvre », cette pauvreté est la garantie de son renouveau.

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]