Les Parques – préparatifs. Introduction au journal de bord.

David Noir - Photo Karine Lhémon
David Noir - Photo Karine Lhémon
Photo Karine Lhémon

Je prends quelques minutes pour rédiger ce post.

En écrivant ces mots, j’ai l’impression d’être un prisonnier ou un clandestin profitant d’une baisse de la vigilance de ses gardiens pour communiquer avec l’extérieur un court instant. En réalité, c’est un peu ça, même si je ne m’en plains pas. Comment le pourrais-je ? C’est à la fois mon choix et ma drogue que de créer. Mais comme pour toute addiction, est-ce réellement un choix que d’y avoir plongé ?

Les préparatifs des « Parques » occupent mon temps depuis l’été et le dévorent tout entier depuis deux mois. Mon cerveau leur est complètement soumis et mes forces physiques, aliénées. Pour l’instant, je ne me débrouille pas trop mal et arrive à tenir mon cap. Entendez par là que je parviens, outre les « fabrications » nécessaires, à repousser au loin des envies de réalisations qui me dépasseraient trop dans ce contexte, mais par lesquelles je me serais laissé tenter auparavant, mettant alors grandement en danger mon embarcation et parfois, comme c’est arrivé par le passé, ma santé même. J’essaierai d’exposer ça en détail à l’occasion, car les comportements fous qu’impose l’exigence, méritent d’être décrits, ne serait-ce que pour ce qu’ils apportent fatalement de découvertes importantes pour son propre développement. Je me suis néanmoins réservé mon lot de tâches quotidiennes pour parvenir à la profondeur du projet et mon emploi du temps, plein comme un œuf, ne m’autorise pas à un pas de côté sous peine de faire une chute vertigineuse. Ayant un peu rôdé autour de ces cavités et le long de ces chemins escarpés depuis une vingtaine d’années que je pourrais presque considérer comme un repérage, j’emprunte mes sentiers de création en sachant qu’ils côtoient l’abîme. Pour l’heure, j’arrive à contenir l’urgence, mais ne peux risquer de m’adonner à de longs exposés littéraires comme il m’arrive de le faire pour dire ma pensée au plus juste. Désireux tout de même d’avoir la latitude d’une expression parallèle à ce qui m’occupe au quotidien, ne serait-ce que pour en distancer un peu l’objet, je songe à tenir un journal de bord durant les minuscules deux mois qui me séparent de l’évènement au Générateur. Ceci en sera donc l’introduction.

J’en profite au passage pour signaler que j’ai créé une page facebook dédiée à David Noir Productions sur laquelle je mettrai en ligne des extraits et images de mon travail que vous ne trouverez pas sur le site. Si vous l’aimez, n’hésitez pas à « liker » la page, ça ne pourra que favoriser son évolution. J’ai également naturellement créé un événement avec Le Générateur, lié à cette page pour annoncer « Les Parques d’attraction ». Je remercie vivement dors et déjà les personnes qui y sont inscrites, avec une pensée particulièrement chaleureuse pour celles et ceux qui suivent ateliers et cours avec moi, car c’est infiniment touchant et gratifiant dans ma position, d’avoir un retour si spontané de nos échanges dans le travail.

C’est tout pour aujourd’hui.

À bientôt donc, pour « Le journal des Parques », que je compte démarrer le 1er mars.