L’enfance, c’est connu, peut être confisquée avec les meilleures intentions du monde et le plus souvent, avec pas d’intention du tout. Une bonne raison pour en récupérer un peu.

Eh oui, pas besoin de s’être planqué durant dix ans entre deux molécules de la mousse du divan d’un psy pour se douter de ce qui est le plus répandu au sein de ces chers foyers et parmi les traumas de nos petites enfances. Aucun plan, aucune vue de ce que doit être une mission parentale – on n’ose pas dire pédagogique – d’accompagnement dans la famille Lambda, surtout quand elle se croit Alpha! On fait des gosses et basta. Ben voyons ! C’est la nature, n’est-ce pas, le plan divin … ou ce qu’on veut ; il faut bien mettre des mots sur la vanité et la faiblesse pour justifier l’inconsistance de sa vie au nom de l’union sacrée du dit foyer.

Bref, on ne va pas refaire l’histoire, son histoire ; moi d’autant plus qui l’ai déjà ressassée, jouée, écrite, malaxée en long, en large, en travers (cf. Les Puritains, Les Justes-story, Les Innocents).

Pourquoi aborder à nouveau ces rivages alors ? Non par regret, mais pour bâtir ce qui reste à dire une fois qu’on a achevé le constat et laisser entrer : l’imprévu. C’est ici que ça vous concerne, peut-être.

Visiter la chambre de l’enfance comme un pays dévasté, encore dans la résonance du chaos ; arpenter ses rues pompéiennes pour voir ce qu’il en reste.

Faisons cataclysme commun, croisons nos errances ; ça nous servira toujours d’archéologie des civilisations, histoire de dire qu’on aura fait un segment du chemin ensemble lors d’un bel exode.

Est-on prédestiné à la solitude intérieure ? Grand champ d’expérimentation personnel de chacun ; y a de quoi se balader et s’y entrapercevoir.

Du cul à la tête, les Parques au Générateur, seront « portes ouvertes » !

Profitez-en car les soldes ne durent que 5 jours dans l’année. On y brasse mythologies en plastique, déguisements d’humain, parodies d’amour, une once de gravité, finalement peu de drame et beaucoup de chansons. Alors laissez-vous tenter. Ne nous manquez pas, vous nous manqueriez !  

Mais après tout, vous venez d’arriver; on ne se connaît pas, alors …

[toggle title=” …voici une petite bio” type=”3″ open=”2″ fill=”2″]
anonymeComme tout un chacun, David Noir se forme très tôt à la sexualité par le biais de son imaginaire et au rapport aux autres par l’expérience de la déception. Il poursuit l’incohérence de son cheminement par quelques rencontres d’exception et de multiples autres, affligeantes. Dans un premier temps, son attrait, puis son attirance devenue aujourd’hui attraction irrésistible pour l’intelligence des comportements, l’humour des situations scabreuses et la simplicité des relations à autrui, l’amènent à se mettre en scène avec ses camarades de route et d’intimité, dans des compositions scéniques axées sur la nudité et le jeu, la sexualité potache et la haine guerrière, le désespoir joyeux et l’amitié sensuelle. Autant de réponses qui composent à ses yeux une argumentation possible face à la désespérante absurdité de notre condition bouffonne. Cette quête forcenée d’une joie enfantine à l’irresponsabilité hautement revendiquée, le conduit à s’enfoncer dans les fantastiques méandres d’un isolement tour à tour dépressif et euphorique, lui offrant chaque jour la récolte d’une création dynamique contemporaine, plongeant néanmoins ses racines dans un archaïsme tellurique. Depuis 2011, sa collaboration avec Anne Dreyfus et Le Générateur l’ouvre à nouveau aux charmes de la rencontre et oriente de façon déterminante son approche de la scène en direction des formes performatives.

Ses principales créations sont Les Puritains, Les Justes-story, Les Innocents, Projet Jazon et La Toison dort qui se déclina sous une douzaine de formes dont Les Parques d’attraction est la dernière.[/toggle]

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[toggle title=”Qui trouve raton ?” type=”3″open=”1″ fill=”1″] La Chambre d’isolement                La Geôle de l’enfance               L’Imaginaire éperdu                Le Théâtre des apparences               Le Faire semblant sincère                Le Carnaval des sentiments travestis                L’Hébétement des joies sexuelles macabres                La Fête foraine des enthousiasmes assourdissants                Le Cirque de la misère humaine                Le Chaos des frayeurs subjuguantes                Le Cinéma susurré des corps pornographiques                Le Rituel barbare                Les Sacrifices symboliques                Le Happening nostalgique des inventions politiques                L’Abandon poétique                Le Suicide artistique [/toggle]

La Toison dort _ 2011_ David Noir _Photo Karine Lhémon

La Toison dort 2011 au Générateur – Photo Karine Lhémon