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Interview

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Infos réflexions et débats avec Cassandre/Horschamp

Générateur de Gentilly :

David Noir crée « Scrap »

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« Le féminin dans tous ses états »

30 avril 2014, par Thomas Hahn

Thématique(s) : Inclassables, improbables, incasables

Sous thématique(s) : Performance

L’IMPRÉVISIBLE DAVID NOIR, EN RÉSIDENCE AU GÉNÉRATEUR DE GENTILLY PRÉPARE UN SPECTACLE AU FÉMININ, DANS LEQUEL IL PARTAGERA LE PLATEAU AVEC DES SPECTATEURS AYANT ENVIE DE S’IMPLIQUER ACTIVEMENT.

David, quel est ici le sens du mot « scrap » ?

Le terme désigne quelque chose de négligeable, et se réfère au scrapbooking, la version numérique de l’album photo enrichi d’autres éléments, ce qui correspond à ma façon de travailler puisque j’aime créer des collages sans produire forcément un sens immédiat. Les mots ont plus de sens pour moi dans une coalition de sens différents.

Pourquoi « Le féminin dans tous ses états » ?

La thématique ne vise pas le féminin spécifique des femmes, mais l’idée d’une matrice qu’on peut avoir en soi, une façon moins phallique de recevoir les choses. Bien sûr, je m’amuse aussi avec les images du féminin et vais incarner des allégories ou clones déraisonnables de figures féminines connues. J’utilise beaucoup de fragments de chansons. Une Cendrillon avec une voix à la Michel Simon, c’est un peu comme si le monde avait explosé et comme si les diverses molécules se ressoudaient entre elles.

Vous êtes connu pour des formes qui proposent au spectateur d’intervenir dans la création.

J’aime bien qu’il y ait interaction, voire des choses qui se produisent en parallèle. Les spectateurs sont appelés à délivrer des choses d’eux-mêmes selon ce qu’ils voient et entendent. Je n’aime pas qu’ils restent cantonnés à une place donnée. Je mets aussi des textes à disposition qui créeront un environnement. Je m’intéresse à l’incohérence, j’ai comme une défiance par rapport à la logique, qui est souvent une façade. Je veux créer une quantité d’événements, qui peuvent être aléatoires. J’ai soif de choses imprévisibles. Mes collages seront vite faits, mal faits pour laisser au public des possibilités d’accès par infiltration. Évidemment, il n’y aura aucun forçage. Mon rôle est de créer le contexte.

Vous l’annoncez comme une « Performance aux règles peu abondantes et non douloureuses ». Un double sens sur «règles»?

Tout à fait. Je suis en train de créer un décor avec des filets de sang et des sortes de tampons. Je suis très intéressé par tout cet attirail de produits de précaution féminine et les matériaux cellulosiques et ouatés qui sont presque des matériaux à sculpter. Mais il s’agit aussi de signaler que les spectateurs sont invités à se sentir parfaitement libres, même s’ils veulent investir le plateau. Ca ne me fait pas peur,même si je ne cherche pas l’interaction. Mais je n’aime pas la séquestration habituelle du public au caractère presque religieux. Dans « Scrap » il y aura des micros à la disposition du public pour participer à la création d’un environnement sonore que je partagerai avec eux.

Le maître-mot de vos réflexions qui portent « Scrap » est : « intégrité ».

L’intégrité, c’est aussi l’entièreté. Ce n’est pas une affaire de morale mais d’écouter ce qui se passe en soi, sans idée préconçue et sans craintes. Il y a beaucoup de craintes, comme si en assumant que nous sommes tous des créatures hybrides aux identités moléculaires, on perdait sa crédibilité. C’est l’inverse qui est vrai. On est un tout, on est composé globalement. Quand un scientifique ou un homme politique nous parle avec grand sérieux pour dénoncer dans les média un viol ou autre crime, je me demande toujours de quoi il a rêvé pendant la nuit et quels sont ses fantasmagories ou masturbations. C’est tout sauf une part annexe de l’être et on serait sans doute plus tempéré et plus vivable si on prenait en compte ces deux parties. Jeter une de ses deux moitiés pour ne pas se considérer dans son entièreté est très générateur de conflits, voire de conflits armés. Pourtant, tout le monde a un cerveau qui permettrait de regarder les choses plus finement.

Le Générateur est justement un lieu où les arts plastiques, visuels, chorégraphiques etc. sont invités à entrer en interaction.

Je ne viens pas de la performance au départ et je ne sais même pas si j’y suis pour l’instant. Ce qui m’importe est de trouver au Générateur un vrai lieu au sens fort, totalement dévolu à la stimulation d’une créativité non formelle, dans un esprit d’ouverture réelle, avec un espace vide où la scène peut surgir de partout et créer une vraie relation entre l’artiste et son public. On y apprend beaucoup en tant qu’artiste en voyant le travail des autres. Car on y « voit » réellement les spectacles. Souvent, à son insu, on ne fait que les consommer. Ici on a la possibilité d’être impliqué et complètement, on peut plonger dans une proposition artistique.

Propos recueillis par Thomas Hahn

http://linsatiable.org/?Generateur-de-Gentilly-David-Noir

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David Noir - Fauve de cinéma

David Noir – Fauve de cinéma – Pastel

Les artistes crèvent

C’est ce que je crois, au-delà d’une formule de comptoir (bien que l’on parle sûrement assez peu des artistes aux comptoirs), prononcée à l’emporte-pièce.

Ils crèvent comme tant d’autres espèces animales qui voient leur territoire se restreindre à cause de l’envahissement de leurs terres par les hommes.

On transforme leurs espaces sauvages en parcelles cultivables ; on défriche ; on abat Lire la suite

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“Délit de Scène”

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La Terrasse

N°77

Théâtre

Les Puritains

Au Lavoir Moderne, David Noir et sa Compagnie La Vie est Courte astiquent les cerveaux embourbés dans leurs préjugés

Huit hommes, une femme. Ils sont assis face à nous. Costumes noirs, cravates. Rigides, droits. Eux, Les Puritains, avec une sévérité déconcertante, fixent du regard « ceux qui ont risqué 90 francs ». À peine sorti de l’enfance, l’auteur, metteur en scène et comédien, David Noir troque ses jouets contre nos pulsions et répulsions. Il s’en saisit, s’en amuse, les triture. Joue avec. Il les maltraite comme un sale môme casserait les joujoux d’un autre. À leur table de travail, les neuf conférenciers – lecteurs des Puritains violentent toutes les conventions de la représentation. Manuscrit à la main, ils déchiffrent le texte d’une pièce imaginaire, celle que nous aurions pu voir. Entre deux volutes tabagiques, du vin et des chips, Les Puritains partagent ce qu’ils ont: à boire et à manger. En vrac. Sous des lumières disco, ils plantent quelques personnages. Bertha, Betty, Jean, Adrien. Sur l’air de Mon petit oiseau, braillé par Sylvie Vartan, ils baissent leur froc, s’attouchent, s’abouchent, puis simulent un viol collectif, une partouze, un inceste, un assassinat, un passage à tabac. Âmes sensibles s’abstenir, le pire est à venir.

 

Délit de Scène

David Noir trimbalait les provocations dévastatrices de ses Puritains avant que l’institution française ne découvre l’univers de Sarah Kane. Même le théâtre malin, coup de poing de Thomas Ostermeier, à côté, ressemble à une Mélodie du Bonheur entonnée par les enfants de chœur de Passy. Son univers ne doit rien à personne. Qu’aux monstres, à peine dissimulés que nous sommes. Nous, lui, ses parents, ses copains. Son théâtre figure et exhibe chacun des excès dont nos fantasmes sont capables. Il retranche nos réelles tendances aux formes dégénérées du voyeurisme dans leurs extrémités. Servis par dix prodiges d’un nouvel anti-théâtre, les Puritains désinhibent, brocardent, terrassent et piétinent une à une les certitudes amoncelées de l’enfance, érigées en murailles protectrices contre nos propres tendances. Murailles aujourd’hui costumées, qu’on le veuille ou non, en « puritanisme ». Évidemment, tout cela finit mal. Très mal. Avant de recourir, avec un humour cuisant au pire des « happy ends » et de disparaître dans la fumée des cigarettes et les notes de « Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes », David Noir et ses comédiens en donnent pour leur argent à ceux qui ont payé pour voir. Plus qu’une œuvre c’est un manifeste. Les Puritains sont un délit à nos consciences, à nos conforts. Un crime ignoble ou magnifique, salvateur et irrémissible.

PIERRE NOTTE

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“le spectateur se prend lui aussi à penser à sa propre enfance”

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www.regardencoulisse.com

Les puritains

Harvey, psychanalyste, se souvient de l’explication que sa mère lui a donné du terme “puritain” alors qu’il était enfant. « Dans « puritain » il y a priant ou riant. On pourrait aussi y trouver purin, le cirque, la fange, la merde, le bordel, la foire, l’hypocrisie, les conventions, la démagogie, l’argent, les vices, le plaisir, la mort, la politique, la médecine, l’église, bref le monde entier ».

Les puritains, engoncés dans leur carcan de principes et subissant le diktat de la décence, ce sont également Berta, Léa, Jean, Adrien, Betty, Slave, Premier et Deuxième qui viennent confier à Harvey leurs frustrations et déclinent leurs perversions ou leurs crimes. David Noir évoque des thèmes universels de façon originale: l’amour, la mort. Et surtout l’acte sexuel, cette “douce mort qui rampe et qui s’installe” selon les propres termes d’Harvey. Il expose ses multiples variations parmi lesquelles l’inceste, l’homosexualité et la zoophilie.

Dans le cadre de la mise en scène, le plateau est transformé en scène rock. Les comédiens utilisent des micros pour réciter ou chanter leurs textes, les séquences se suivent comme des morceaux musicaux ou bien comme un abécédaire que l’on énonce.
David Noir accorde donc à la musique une place prépondérante.
Il est d’ailleurs le créateur de la comédie musicale intitulée “le ver dans le fruit”. Outre neuf chorégraphies, “Berta”, “moi” interprété telle une parodie de choeur liturgique, le morceau rap “Opéra” chanté par Harvey et la musique sur laquelle s’effectue le sacrifice final ont été créés par David Noir et le pianiste Jérôme Coulomb, qui vient faire une prestation sur scène. L’auteur se plaît également à adapter des airs connus. Ainsi, il réécrit les paroles de “A la claire fontaine” mais aussi celles du “chanteur de jazz” de Michel Jonaz qui devient la chanson “naze” dans laquelle les comédiens dénoncent le pouvoir des critiques culturels.
Le metteur en scène ne craint pas le mélange des genres: ballades irlandaises et chansons scouts côtoient “My heart will go on”, chanson culte du film Titanic, et les morceaux des groupes Little Rabbits et Ween. Harvey aime à se souvenir de Sylvie Vartan comme l’indiquent les paroles du rap qu’il interprète: “Revient devant mes yeux le temps de mes vacances / Frappent les ballons aux cieux des plages de mon enfance / Pousse le transistor pour qu’il joue sa romance / Et me fasse voir Sylvie tombée en panne d’essence”. Nombreuses sont les références à ces chansons au cours de ce spectacle. Outre un extrait de “la Maritza”, sont diffusées “On a toutes besoin d’un homme”, “Par amour, par pitié” et “Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes ?” qui permet aux comédiens de conclure leur démonstration.

Écrire est un acte intime tout comme la sexualité. Les âmes se dévoilent tandis que les corps des comédiens se dépouillent progressivement de leurs habits, ce qui est peu fréquent sur les scènes classiques. Il se dégage de cette pièce une grande part d’autobiographie et le spectateur se prend lui aussi à penser à sa propre enfance, à l’âge où il fait l’apprentissage des tabous qui accompagneront toute sa vie s’il ne sait s’en dégager. David Noir nous met donc en face de nous-même. Ceux qui souhaitent éviter la confrontation trouveront certainement cette oeuvre scandaleuse, à la limite de la pornographie. C’est pourtant avec le cœur léger et les airs de Sylvie Vartan en tête que l’on quitte le Lavoir Moderne.

(05/00)

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“Qu’est-ce qui fait tourner le monde ?”

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www.lepoint-etudiant.com

LES PURITAINS

Texte et mise en scène de David Noir, Musique de Jérôme Coulomb. Compagnie « La vie est courte »

Qu’est-ce qui fait tourner le monde ? Sous la férule d’Harvey, le gourou-psychanalyste, sept hommes: Premier, Deuxième, Slave, Adrien, Jean, Léa, Berta, et une femme, Betty, se dévoilent. Au gré d’un abécédaire, ces puritains déclinent leurs frustrations, leur enfance marquée par un amour maternel étouffant ou bien leurs crimes. Cette évocation est suivie d’une lente métamorphose qui atteindra un état paroxystique lors de la scène finale. David Noir entreprend une variation réussie autour du thème de la sexualité: inceste, zoophilie, homosexualité et travestissement sont abordés. Il dénonce ainsi les bien-pensants, ces êtres refoulés. Le texte oscille sans cesse entre légèreté et gravité.
Les comédiens évoluent sur un plateau qui leur sert aussi de loge et s’apparente à une scène« rock» en raison en partie des micros et du rythme des saynètes. La mise en scène, entre lecture et jeu, permet une redécouverte amusante de chansons de variété kitsch. Outre neuf chorégraphies, quatre chansons ont été écrites pour ce spectacle par le pianiste Jérôme Coulomb qui fait une prestation « live» durant la représentation. A noter, la performance de Sonia Codhant qui prête ses traits à Betty. Le spectateur ne pourra qu’être interpellé par ce sujet et sa confrontation avec la nudité très souvent bannie des scènes standard. Bien plus qu’une exposition de leur corps, c’est leur âme que les personnages mettent à nu. Prière de laisser toute inhibition au vestiaire.

Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, 75018 Paris

(04/00) rédigé par Marie-Véronique Guilmont

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