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Défense du masque Ulin

David Noir - Défense du masque Ulin
David Noir - Défense du masque Ulin

David Noir – Défense du masque Ulin

Ecoutez la voix du monstre

Mesdames, Messieurs,

Suite à un mouvement de grève d’une certaine catégorie d’un genre personnel, nous ne sommes pas en mesure de vous présenter le programme prévu.

Veuillez nous excuser pour le gène occasionné. Lire la suite

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Journal des Parques J-14

David Noir - Médée-Guenon
David Noir - Médée-Guenon

Médée-Guenon par David Noir – “J’ n’attends plus rien” d’après Fréhel – Paroles: Guillermin. Musique: Malleville, Cazaux 1933

Comme un cheval sur le halage, trime et tombe au cours du voyage

La première image qui me soit venue instinctivement quand je me suis mis en tête de créer sur scène le premier épisode de La Toison dort en 2007, dans un lieu de création de Montreuil fièrement nommé La Guillotine, à l’invitation de Philippe-Ahmed Braschi, fut celle d’une guenon anthropomorphique aux attitudes mélodramatiques. Lire la suite

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Journal des Parques J-16

David Noir - Les Animaux Décousus
David Noir - Les Animaux Décousus

David Noir – Les Animaux Décousus – 1992

Cinema Paradiso

La seule et unique fois où je suis allé dans un cinéma porno, c’était en 1991, pour les besoins de la vidéo de long métrage que je réalisais alors et dont j’ai déjà indiqué dans ces pages combien sa création fut décisive et à la source de tout ce que je mis sur pied depuis, notamment au théâtre. Le film s’intitulait « Les Animaux Décousus » et procédait d’une exploration intime, tournée principalement seul, sur la base de mon propre corps comme matériau visuel, en particulier mon sexe Lire la suite

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Journal des Parques J-22

My lonesome cowboy
My lonesome cowboy

My lonesome cowboy • Takashi Murakami, 1998. Fibre de verre, acrylique et acier, 288 x 117 x 90 cm

My lonesome cowboy

Disposant de trop peu de temps ou de profondeur, pour me lancer aujourd’hui dans un long article un peu fouillé – ce qui, je le sens, va me manquer ; comme quoi, n’importe quoi vraiment, peut devenir une drogue ! – je me contenterai d’un petit hommage à deux personnages dont les silhouettes ont marqué un tournant dans ma vie artistique et émotionnelle, de la même façon qu’on plie irrémédiablement le coin de la page d’un livre pour ne plus oublier une phrase qu’elle contient. Lire la suite

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Vœux pour la puissance d’être

David Noir - Voeux - 2013
David Noir - Voeux - 2013

David Noir – Voeux – 2013

Le rêve n’est-il que la virtualité de la vie

en ce sens qu’il semble en avoir les qualité de réalité sans en posséder les vertus d’impacts concrets ?

Le réel, au sens de l’acte, lui est-il forcement supérieur en terme d’efficience ? Serions-nous véritablement chaque jour un peu plus détenteur de cette « second life » qui réside depuis toujours largement dans nos cerveaux mais n’est encore qu’embryonnaire en tant que « produit » effectif dans le creux de nos mains ? Et quels ponts relient ce rêve et sa virtualité au désir d’exister dont nous sommes le siège ?
Encore faut-il distinguer, et c’est là tout le point, entre désir actif et désir passif au sens où Spinoza, qu’il ne me reste plus qu’à découvrir, semble l’avoir défini.

http://www.philolog.fr/le-desir-comme-puissance-detre-spinoza/

Vastes questions ontologiques pour bien débuter l’année ou simples interrogations d’une adolescence encore en recherche après un demi siècle d’existence ?

À moins, de l’avis des plus méchants matérialistes, qu’il s’agisse plutôt d’une recherche éternellement adolescente ?

Sans doute, pourtant, il ne me reste guère d’autres matériaux de fond à l’issue actuelle de mon parcours. Et c’est tant mieux pour moi, car il m’a fallu détricoter et dénouer quantité de filins embrouillés qui constituaient ma geôle et mon bagage et n’étaient pas miens pour autant.

Fruit contrarié, tavelé par une éducation irrespectueuse de ma nature, bonzaï contrefait sous le joug d’une pensée terroriste affectueusement terrorisante, je n’aurais pas assez de ma vie pour redresser mes branches vers leur orientation naturelle qui d’ailleurs, sans doute n’existe plus.

Que me souhaiter alors en cette aube d’année 2013, puisque m’estimant, bon an, mal an, m’être libéré de mes entraves les plus conséquentes, j’entends dire adieu à la prison d’une enveloppe obsolète et saluer mon débarquement sur terre ? Atterrissage devrais-je dire, car c’est plus en orbite autour de moi-même, que sur une mer infinie, que j’ai été séquestré et modifié par cette éducation intempestive ou pour le moins, inappropriée. Il en restera bien entendu toujours des scories visibles, j’en suis conscient, mais peu importe, elles ne constituent que l’écume des choses.

Pas de triomphalisme pour autant ; si 2013 est pour moi, l’année de la libération, elle est surtout l’achèvement d’un long processus, dont les premières bribes d’éveil à la conscience se révélèrent il y a 20 ans avec la réalisation d’un film vidéo intitulé « Les Animaux décousus ». Cette aventure solitaire de plus de deux ans de tournage et de montage fut celle par laquelle je m’octroyais pour la première fois l’occasion d’appréhender mon corps. Cette permission arrachée à la censure qui maintenait mon psychisme sous bonne garde, fut, à ce jour, le cadeau le plus généreux que je me fis. Je rapportai de ce premier périple un trophée que je porte aujourd’hui encore, non pas autour du cou mais bien comme un porte bonheur, mon pénis, preuve vivante de mon existence physique dans le monde tangible. Si je n’avais qu’un pouvoir limité sur les événements, j’avais néanmoins celui de bander et il m’apparaissait alors que ce simple « geste » recelait pour un garçon, bien plus qu’une fonction sexuelle ou reproductrice. C’était une expression simple et oubliée de la joie d’être vivant, bien plus qu’une symbolique guerrière à laquelle il était trop systématique de l’associer. Je parle ici du pénis, de cet organe réel avec lequel nous vivons nous, garçons, au quotidien, tout comme les filles avec leur vulve et ses multiples états ;  et non du phallus.

Trop ignorant en philosophie pour m’aventurer plus avant, je stopperais ce post à ce constat si simple que je fis alors, qu’être vivant était être désirant, mais non sans en avoir tiré quelque substance pour mes vœux de nouvelle année. Car si je ne compte pas me priver de m’en faire aussi le bénéficiaire, c’est à vous, lecteurs/trices de passage, ami/es, sympathisant/es, spectateurs/trices, partenaires de toutes espèces et coreligionnaires humain/es que je dédie cet exposé et petit partage de mes états.

Je nous souhaite donc un bonheur sage, une liberté agissante, un désir de vivre et d’Être puissamment compris. Parce que la vie n’est quand même pas une anecdote pour laisser passer inconsidérément chaque instant à la moulinette de sa propre négligence. Parce que ce serait dommage de mourir sans avoir testé les limites de son moteur. Parce que vivre ne se limite pas à regarder se dérouler ses aspirations en rêve en se laissant imposer celles d’autrui dans le réel. Parce que les structures de son imaginaire propre gagnent à être bien analysées pour donner corps à un désir clair et que rien n’est plus bénéfique pour l’être que de concrétiser les aspirations d’un désir bien compris.

Il nous faut donc souhaiter agir et en premier lieu sur nous-mêmes et nos a priori, car toutes les vies sont envisageables et nous avons le pouvoir de les faire exister au moins en représentation à nos yeux, même si aucun de nous ne pourra jamais les vivre toutes. Et c’est bien la qualité et la nature de ces représentations et des fantasmes qui leur sont adjoints qui posent problème. Commençons donc par nous figurer aussi concrètement que possible toutes les représentations de toutes les variétés humaines, sexuelles, comportementales, culturelles et ethniques : pédés, gouines, bi, hétéros tout ce qu’il y a de straight, amish flanqués de 12 enfants, enfants eux-mêmes, handicapés, malades et vieillards, mais aussi fascistes belliqueux, pédophiles honteux, criminels de tous poils, femmes, hommes, noirs, blancs, arabes, indiens, asiatiques … stop !

Oui, aussi difficile que cela paraisse et quels que soient nos avis, si tant est qu’ils soient véritablement les nôtres ; quelles que soient nos répulsions, nos dégoûts, croyances et attirances, nous pourrions tenter, en guise de vœux, souhaiter pouvoir de temps à autres – au détour d’une réflexion hâtive, aux prémices d’une pulsion regrettable – avoir l’aptitude d’entrer pour quelques minute dans la peau de l’autre. Non pour se flageller d’être qui on est, mais pour simplement dissocier nos nécessités et leur impératif besoin de prévaloir, de l’idée d’une  abusive morale qui s’auto sanctifierait comme étant légitime et bonne en soi.

Si chacun/e doit se battre pour défendre son camp ; que se soit fait proprement et de manière intellectuellement honnête. Ça ne suspendrait pas les luttes, mais ça pourrait les rendre plus tolérables à mener.

La joie, il est vrai, est elle aussi très relative selon le point de vue de qui la ressent. Mais exprimer l’essence de ce que nous sommes avec moins d’hypocrisie et de tabou au quotidien contribuerait aussi à favoriser la clarté en chaque individu et par la même, une meilleure « ambiance » globale. Au prix de quelques introspections et d’un peu d’irritation sociale (« euphémisme! » eût dit feu Maître Capello), les évolutions se feraient par cercles de proximité et percerait plus naturellement le rempart des familles dont jamais rien ne doit filtrer au dehors. Ces fameuses familles, qu’on voudrait refuser le droit de créer à d’autres groupes sociaux que la « norme » au nom d’une suprématie bien difficile encore à identifier, ce sont elles qui détiennent, dans tous les pays du monde et bien plus que les gouvernements, le pouvoir de ne pas phagocyter l’enfance et donc de générer des individus sains parce que non modelés de force.

Le plus vaste et opérant des camps d’entraînement propagandistes, ne l‘oublions pas, ne se trouve pas au Pakistan ou au Maghreb. Il est au cœur de chaque « cellule » familiale de chaque famille « nucléaire ».

Tant de foyers oui, pour combien d’incendies volontaires à l’intérieur de combien d’individus torturés ? Alors pour 2013, je formule également le souhait que la famille telle que nous la connaissons, entame enfin, comme cela se dessine peut-être, sa libération. Pour le reste, je garde un peu de mes vœux pour l’année prochaine …

Bonne année donc

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Grave et insidieux: “Outrage au drapeau”… C’est parti !

Photo "coup de coeur" du concours Fnac de Nice 2010
Photo "coup de coeur" du concours Fnac de Nice 2010

Photo “coup de coeur” du concours Fnac de Nice 2010

Trois adolescentes en garde à vue pour avoir brûlé des drapeaux français


Elles ont 16 et 17 ans, et avaient fugué du foyer où elles étaient placées : trois jeunes filles sont en garde à vue depuis hier soir, après avoir été interpellées à Chevilly-Larue, dans la banlieue parisienne. Elles venaient de brûler et de jeter à la poubelle deux drapeaux français, pris sur le monument aux morts de la commune.
L’outrage au drapeau est désormais passible d’une amende de 1.500 euros, selon un décret du ministère de la Justice paru en juillet 2010 au Journal officiel.
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Pornographie et vent frais de l’acte gratuit

David Noir - Altéré(s)Go! - Photo Karine Lhémon - Le Générateur
David Noir - Altéré(s)Go! - Photo Karine Lhémon - Le Générateur

David Noir – Altéré(s)Go! – Photo Karine Lhémon – Le Générateur

L’intime qu’on ne pourrait réussir à montrer sans tomber dans la porno… blablablabla…

Une thématique insupportablement naïve, bête, banale et tellement récurrente

« Tu comprends, la suggestion de l’érotisme, c’est tellement plus fort que la brutalité pornographique… »
« Oui, oui, oui … et mon cul ? » répondrais-je sobrement. Lire la suite